Notre Tour - Le tour du monde de monsieur et madame Patate

NOTRE TOUR

Le départ de Rio, Lost in translation

24 septembre 2009 - Rio, hôtel Santa Teresa 

Brésil

Il y a 13 mois nous nous engouffrions dans un avion pour filer. Sans trop réfléchir à ceux que nous laissions derrière, le temps de notre voyage. Une petite pointe au cœur, mélange d’excitation, d’inquiétude face à cette aventure complètement inconnue. Nous partions.

Treize mois, seize pays, tant d aventures. Treize mois passés sur la route à faire et défaire perpétuellement notre sac, notre ‘maison’. Apprendre chaque jours à se détacher un peu plus du confort parisien, de notre appartement, de notre lit, de nos préoccupations. Se défaire des habitudes, apprendre la route, et surtout découvrir une liberté infinie, celle d’avoir le choix.

13 mois de bonheur, nous deux, à réaliser le vieux rêve du voyageur. Apprendre ensemble que rien n’est impossible et se sentir chez soi partout. Aller d’aventures en aventures et ne jamais connaitre la lassitude et l’ennuie, n’être jamais rassasiés. Rencontrer tant d’humains, des modes de vies, des croyances, des langues. Se rendre compte que nous ne sommes pas si différents, et qu’il suffit de pas grand chose pour adopter un autre mode de vie et le comprendre.

Et nous voila à deux heure du retour. Hier encore dans un bar de Rio, à vibrer au son de la samba et se sentir proche des cariocas, partager cette vie le temps d’une danse.

Il est difficile de réaliser que tout cela va s’arrêter, ce mouvement perpétuel. Réapprendre à être sédentaires. Cela va faire du bien au début, mais au fond demeure un doute, il y a bien un moment ou l’envie de voyage va être là encore plus forte. Cette envie de partir à l’inconnue. Ce frisson à chaque entrée dans un nouveau pays.

Comme le jour de notre départ nous partons vers un inconnu. C’est un moment auquel nous pensons depuis longtemps, l’instant des retrouvailles. Cela va être dans 24h difficile à croire. Lost in translation, nous allons passer 24h dans un autre espace temps, dans les avions, afin de nous faire petit à petit à cette idée du retour.

Exotisme au large de Rio : Ilha Grande

21 septembre 2009 - à Rio de Janeiro 

Brésil

Nous arrivons au petit matin tout ensommeillés après notre dernière nuit un peu galère dans les transports. Nous attrapons rapidement le RealBus qui nous emmène à notre hôtel à Ipanéma. La pousada nous attend, et surtout un bon lit douillet pour rattraper nos quelques nuits de sommeil en retard. L’après midi, c’est shopping dans Ipanema pour préparer notre retour à la civilisation.

Le lendemain nous filons vers Ilha grande, une île à 200km au sud de Rio. A 16h nous débarquons sur l’île sous une bruine bretonne. C’est notre premier déboire climatique en 13 mois de voyage, mais un excellent avant gout parisien. Sous cet angle cette île paradisiaque parait un peu moins glamour. Le lendemain matin nous retrouvons notre bonne étoile et le soleil malgré les prévisions météorologiques. Nous partons marcher le long du littoral et à travers la jungle. Nous retrouvons les bruits de cet élément : les bourdonnements des insectes, les grincements des criquets, les chants des oiseaux, et d’autres cris non identifiés. Il y a même par instant des rugissements étranges, nous laissant perplexes le poil hérissé. Un gros iguane traverse le chemin devant nous. Plus loin des cris stridents nous arrêtent, nous pouvons voir une bande de Ouistitis moqueurs. Ils sont tout petits, tout gris, avec une longue queue et des poils blancs plein les oreilles.

Nous finissons par trouver notre petite crique déserte. Sable blanc, eau turquoise, cocotiers, manguiers… tout est là. Nous lézardons au soleil, profitant de ces derniers instants de sérénité. Mais les brésiliens ne sont jamais très loin, ils arrivent sur leurs rafiots, et rapidement viennent nous bassiner avec de la musique de merde des années 80 sur des enceintes pourries. Il faut reconnaitre que par instant les brésiliens ne sont pas toujours discrets. Nous filons retrouver la compagnie des Ouistitis.

Le lendemain est une journée à la productivité hors paire… Les vacances !

Dimanche, nous regagnons Rio pour retrouver Fanny et Romain.

Départ de Jericoacoara pour Rio de Janeiro

15 septembre 2009 - à la maison (Pousada de Fortaleza) 

Brésil

Déjà une semaine que nous prenons du bon temps à Jericoacoara, il est temps de remettre les voiles. Enfin c’est une expression, parce qu’en vrai c’est plutôt fini pour nous la voile.

Le camion qui doit nous emmener jusqu’a Jijaico, doit passer nous chercher à la pousada (hôtel) à 11h. Le voyage nous a appris à être zen, surtout à ne pas nous inquiéter des retards. Nathalie en profite même pour faire une sieste. Vers midi et demi, nous appelons quand même l’agence… Le bus nous a oublié ! Pas de soucie, on comprend qu’on va venir nous chercher quand même. C’est un buggy qui se présente devant l’hôtel. Trop cool, alors que tous les touristes payent pour faire 1h de tour en buggy, nous aussi on va avoir le droit de traverser tout le parc national de Jericoacoara.

C’est parti pour une folle course pour rattraper le camion qui est parti une heure plus tôt ! Nath est bien installée devant, moi je suis assis sur la plage arrière, la tête au dessus de capot. Ces petits engins vont partout. On se faufile entre les dunes de sable fins, puis à  travers les lagunes. Des échassiers s’envolent à notre passage. Le plus souvent, ils se font balayer aussi sec par une rafale de vent. Le paysage est magnifique. Dommage, nous ne pouvons prendre aucune photo. En 40 minute le trajet est bouclé. Le bus nous attend pour partir. La suite du voyage est bien moins grisante. Nous arrivons à Fortaleza dans la soirée.

Aujourd’hui nous devons prendre nos billets de bus pour nous rendre à  Salvador de Bahia ainsi que nos billets d’avions pour Rio de Janeiro depuis Bahia. Surprise les prix sont les doubles de ceux vues sur Internet. Nous sommes obligés de passer par une agence, nos cartes bleus ne sont pas acceptées sur les sites des compagnies brésiliennes. La perspective des 30 heures de bus pour Salvador ne nous pousse pas à cette folie. Nous optons finalement pour un vol direct vers Rio ce soir. Nous irons visiter Ilha Grande en attendant Fanny et Romain qui viennent nous rejoindre le 20 à Rio.

Les patates de retour !

13 septembre 2009 - sur la plage de Jericoacoara 

Brésil

C’est juste un teaser, il nous reste encore 10 jours s’il vous plait !

Enfin le Brésil, Jericoacoara un lieu idéal

9 septembre 2009 - à Jericoacoara, dans notre chambre 

Brésil

Nous arrivons enfin à Fortaleza après une nuit et une bonne partie de la journée dans les avions. Nous découvrons le Brésil et déjà nous devons abandonner notre espagnol alors que nous commencions tout juste à être à l’aise. Fortaleza est une grande station balnéaire avec ses grattes ciel et son centre historique. Malgré l’air marin, la chaleur est éprouvante, surtout pour nous qui descendons de la montagne. Nous allons déguster notre premier diner brésilien les pieds dans le sable. Nous allons réalisons alors que la France est juste en face (mas o menos*). Nous avons déjà le sentiment de prendre le chemin du retour.

Nous passons la journée du lendemain à marcher dans la ville et découvrir la vie brésilienne. Comme dans les clichés, on trouve les bimbos du bord de plage, et les sportifs de la promenade le long du rivage. Il y a un petit air de Los Angeles dans cette ville. On ne met pas longtemps à voir notre première Batoucada, d’ailleurs on commence par l’entendre, et de plutôt loin. Nous trouvons dans un immense hangar, le lieu de répétition, d’une cinquantaine de percussionnistes tous concentrés et suivant les ordres de leur chef d’orchestre. On nous invite vite à rentrer. La musique et la puissance sonore nous enivre rapidement. Nous sommes subjugués par la magie de cette osmose. On a juste imaginé cette même salle de répétition transposée dans le 8eme arrondissement de Paris. C’est sûrement un bon remède contre l’inflation des loyers.

Le lendemain matin, c’est reparti pour 9h de bus ! Les 2 dernières se font sur un énorme camion 4×4 pour rejoindre le petit village de Jericoacoara. Au total nous auront passé pas moins de 50 heures, 3 nuits blanches, traversé 3 pays en six jour pour trouver le lieu idéal de nos “vacances”. C’est un peu les vacances dans les vacances. Le lieu est réputé pour être un des meilleurs spot de windsurf du monde. Nous ne sommes pas déçu, le village est mignon, les 5 rues sont en sable, le tout bordé de dunes et de cocotiers. Le vent souffle en permanence. Beaucoup de brésiliens viennent  y passer un WE régulièrement. D’ailleurs nous arrivons le WE de la fête nationale, et nous avons beaucoup de chance de trouver où dormir. Nous prenons nos quartiers dans la Pousada Azul, tenu par Gregory, un jeune belge récemment expatrié.

Déjà 3 jours que nous vivons au rythme du vent et de la Bossa. Enfin un pays où nous prenons du plaisir à écouter la musique locale. Chaque soir nous choisissons notre restaurant en fonction de la musique qui s’y joue. Les vacances, en un mot !

* Mas o menos = plus ou moins.  C’est l’expression favorite des Argentins (surtout de Buenos Aires). Nous l’avons vite adopté, ça marche pour tout. Exemples:

  • “C’est loin ? – Mas o menos”
  • “Le bus part bientôt ? – Mas o menos”
  • “Est-ce qu’on va changer de bus ? – Mas o menos”
  • “Il est quel heure ? – Mas o menos”

Les outils

 

Google Map: Brésil - Enfin le Brésil, Jericoacoara un lieu idéal

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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