Ca fait maintenant 10 mois que nous voyageons et les spots touristiques, on commence à les repérer de loin. Le plus souvent ces hot-spots sont dénaturés par toutes les facilitées qui sont mises à disposition des touristes. Il faut en général traverser un parking de supermarché bondé de cars, passer outre le starbuck café, payer une entrée conséquente, puis se jouer des arnaques, se frayer un chemin parmi la foule pour voir quelque chose, et enfin faire abstraction des conneries de certains touristes. Maintenant il faut aussi se faire au bruit des hélicos des touristes un peu plus fortunés qui survolent sans cesse le lieu. Dans ces conditions, difficile d’apprécier un lieu à sa juste valeur.
Mais comment passer à Delhi sans voir le Taj Mahal, à Siem Reap sans voir les temples d’Angkor, à Pékin sans voir la grande muraille…
Tout le monde nous l’a confirmé, les chutes d’Iguazu est un repère à touristes, mais immanquables. En plus ce ne sont que des chutes d’eau… Difficile de ne pas être blasé après le Népal. Quand vous avez croisé des cascades de plusieurs centaines de mètres sans même que le guide s’arrête devant tellement elles font parties du décor, toutes celles que voyez après, le plus souvent balisées et payantes, vous paraissent bien fades.
Passé toutes ces considérations, nous nous y rendons. Lire la suite »
Nous avons donc passé presque un mois à Buenos aires, et bien sur c’est trop peu. Nous commençons tout juste à comprendre les codes argentins, ne pas avoir l’air surpris quand le médecin fait la bise avant la consultation. En fait, ici, tout le monde fait une bise, bien claquée sur la joue et l’on est attrapé à l’épaule par l’autre bras, hommes femmes enfants, c’est la même pour tous. C’est surtout Rémi qui a été le plus surpris par la bise qu’il reçoit des autres hommes, mais il s’y fait vite. Nous n’avons pas tardé à découvrir que les portenos, les buenos airiens, sont vraiment des gens chaleureux et accueillants. Tout est prétexte à faire un brin de conversation, ou tout simplement nous appellent ‘chicas’ et ‘chicos’ même pour acheter du pain. Et puis aussi ils sont un peu, même beaucoup, Italiens. En fait, ça nous a pas mal perturbé, et il n’est pas facile d’apprendre l’espagnol dans ces conditions. Ils parlent avec les mains avec un fort accent Italien. Alors moi je mets des ‘tropo’ des ‘domani’ un peu partout. Mais surtout ils sont Latins jusqu’au bout des ongles. Il existe bien une galanterie Latine, même si chez nous c’est devenue un peu un mythe! Dans le bus de BA une dame et son Bébé ou enfant ne reste pas plus de 10 secondes debout, il est en de même pour des personnes un peu âgées. Et quand à moi, des hommes m’ont proposé leur place. Il est vrai aussi que les couples Latins sont très démonstratifs. Nous sommes loin de notre expérience Asiatique où ça ne se fait pas de se tenir la main dans la rue, se faire la bise est un geste inexistant, et s’embrasser sur la bouche, non, c’est inconcevable! Ici pas du tout. Nous sommes passés pour un couple saugrenu au début, et étonnés de voir des hommes renverser théâtralement leur partenaire pour un baiser langoureux au milieu de la rue.
C’est peut être aussi pour cela qu’un ami de fanny et Romain nous a demandé de participer à son petit court métrage. Le film s’appelle Love. Notre rôle fut assez simple, s’embrasser Rémi et moi dans la rue pendant 20 minutes….notre carrière à Hollywood est en progression. Le résultat est tout de même un très beau petit film. Tout ces ingrédients font de BA une ville qui pétille qui fait du bruit et s’agite. Une Joyeuse cacophonie où chacun y trouve sa place.
C’est Rosario notre premier point de chute en quittant Buenos Aires. Nous voulions une petite ville paisible et typique. C’est raté. Rosario est une grande ville agitée. Nous en avions entendu tellement de bien que nous sommes un peu déçu. La ville est un mélange d’architecture “béton moderne” et colonial décrépi. Dommage que l’urbanisme ne soit pas la priorité de cette ville parce qu’elle a un fort potentiel. Par chance c’est dans l’hôtel le moins cher de la ville que nous choisissons de descendre. Nous y passons 2 jours entre les fronts du Rio, le musé d’art moderne et les vieux quartiers du centre ville. Nous finissons par reconnaitre quelques charmes à la ville et à y passer d’agréables moments.
Une nuit de bus et nous voilà à Mercedes. Nous arrivons vers 10h dans une ville fantôme. Nous abandonnons vite notre idée de prendre un café avant de trouver un hôtel. Tout est fermé. Il est sûrement trop tôt et en plus c’est dimanche. La ville est calme et surtout rustique. La ville finit tout de même par s’animer un peu. On aperçoit vite qu’elle pourrait très bien être la capitale du gaucho. Il y en a partout. Des vrais, avec les bottes, la bombacha, le béret, le gilet et l’écharpe en travers de la poitrine. Finalement on est loin de l’image du rude, ils sont tous très coquets et âpretés. Nous passons l’après midi à arpenter le village bordées de petites maisons aux façades hispaniques ouvragées et colorées.
Mercedes c’est la ville du bout de la route. Cette ville est le lieux de rendez-vous de tous les travailleurs des campos avoisinant. Nous n’avons pas de mal à distinguer qui est qui. Le propriétaire roule en 4×4, le Péon en 504. Malgré que les rues soient peu fréquentées elles en demeurent bruyante. Il faut dire que les vieilles Renault sont loin d’être silencieuses. C’est sans parler de la Fuego tunnée. Cette ville est un musée de l’automobile européenne des années 60-70. L’occasion pour nous de découvrir les voitures de nos parents. Nous passons la nuit dans un “hôtel”, enfin une maison familiale… enfin le dernier message sur le livre d’or date de janvier 2008. Il n’empêche que l’accueil est chaleureux et toujours très aidant. Comme partout ici, la maison s’enroule autour du patio carrelé, idéal pour prendre le maté et tenter un brun de conversation. Notre espagnol manque encore un peu de vocabulaire.
En me promenant dans l’agréable quartier de Palermo à Buenos Aires je suis tombée en arrêt devant une petite boutique. Exactement ce que je recherche; des tapis d’artisanat un peu différents. Ce sont des tapis qui semblent venir du nord argentin, dans les Andes, mais avec une finition et un dessin plus moderne, des pièces artisanales authentiques. Fernando le propriétaire et designer me raconte cette fabuleuse histoire.
http://www.elementosargentinos.com.ar/
Fernando fut directeur d’hôtels luxueux aux quatre coins de l’Amérique. En 2005 il décide de retourner aux sources dans sa région natale de Tucuman. Tucuman se situe au nord ouest andin de l’argentine, l’une des région les plus traditionnelle du pays. C’est une région marquée par son passé précolombien et colonial. Aujourd’hui, sur la route de la Bolivie Tucuman est plus proche des Andes que du noyau culturel de la pampa. D’importantes communautés Quechua vivent ici. C’est dans l’un des villages coloniaux que Fernando a grandi, dans une vielle demeure familiale, entouré de vieux objets traditionnels et authentiques. Lire la suite »
Après un trop petit mois passé à Buenos Aires chez nos amis Fanny et Romain, nous voila reparti sur la route pour de nouvelles aventures.
Ce soir nous sommes à Rosario, une petite ville “charmante”, nous verrons mieux demain. Nous nous dirigeons vers Iguazu puis vers la province de Missiones. Ensuite, nous pensons nous diriger vers la région de Salta, et de Jujuy avec l’objectif de rejoindre la Bolivie dans un mois.
Nous sommes un peu triste de quitter Romain et FAnny, Buenos Aires et la casa. C’était merveilleux, on essayera de detailler tout ça dans un article à venir.
En route depuis 3 septembre 2008 pour notre voyage autour du monde de 13 mois.
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