On ne peut pas quitter l’Inde et le Népal, sans se poser des questions sur le système des castes.
A une époque où les anglais anoblissent Mick Jagger, alors qu’une usine se met en grève en france parce qu’un cadre n’a pas salué un des ouvriers, pendant qu’un noir accède à la maison blanche, et quand l’Europe voit sa fracture sociale augmenter, quel peut être le regard d’un occidental sur le système des castes?
Trop de fois nous avons vu des coolies devoir céder leur place au coin du feu au profit d’un Sherpa, ou même se faire interdire une partie de carte avec nous. Bien qu’abolis en Inde, les formulaires de l’administration demandent encore de préciser son rang. Toutes les inégalités marquée de la rue nous laisse penser que rien n’a changé? Il en est de même pour la compartimentation des trains, et la séparation des guichets. Un autre exemple, cette publicité pour un site matrimonial indien qui vous assure trouver votre âme sœur de votre caste, le mariage mixte n’étant pas concevable.
Est-ce une façon de justifier tant de différences sociales? De déculpabiliser un indien bien né de se goinfrer devant tant de misère? Combien de temps faudra t-il pour que l’abolition des castes soit effective et réelle? L’exemple de l’apartheid n’a rien d’encourageant.
Mais quel jugement peut porter un occidental alors que les systèmes de santé, de retraites, d’éducation parallèle, ont la part de plus en plus belle dans notre civilisation? Est-ce que naitre dans une cité n’est pas une forme d’appartenance à une caste? Alors que dans ces pays les différences sont dictées par l’histoire et la culture, quelle est notre responsabilité dans la création de ses nouvelles formes de castes?
Voila deux jour que nous sommes en transit à Bangkok. Hier matin, nous quittions l’inde pour rejoindre l’Asie du sud est. Cette étape marque un peu un tournant dans notre voyage. Nous avons l’impression de laisser derrière nous les pays “dur” pour trouver le calme et le confort des pays de l’Indochine (et de leurs plages).
Bien qu’escale, cette première étape est à la hauteur de nos espérances. Bangkok est une ville qui semble particulièrement facile à vivre. Tout semble plus simple ici. Quand un thaïlandais vous accoste dans la rue, c’est rarement intéressé, mais pour vous aider et discuter un peu.
Bangkok est une ville très développée loin de l’image des dépliants touristiques avec ses temples et ses marchés flottants. Cette ville est un haut lieu de la création moderne. Ici les centres commerciaux sont gigantesques et n’ont rien à envier à la rue Montaigne. On trouve tout ici. Nathalie en profite pour faire quelques course pour ajuster sa garde robe à des climats plus chaud que ceux de la Mongolie et du Népal. Elle en profite aussi pour faire soigner une toux qui persistait depuis Katmandou. Nous apprécions largement cet après-midi à l’hôpital. Le cadre est digne d’un cinq étoile, et les hôtesses bien plus jolie qu’au salon de l’automobile. Un pneumologue francophone nous reçoit dans les dix minutes. Le diagnostique est rapide. En bas, une pharmacienne nous remet un luxueux sac contenant les médicaments. Les hôpitaux français ont largement de quoi rougir devant autant de qualité et d’efficacité.
Demain nous reprenons l’avion pour Phnom Penh. Il est inconcevable de repartir de Thaïlande sans goûter à ses fameux massages. Nous optons néanmoins pour la formule “moderne”, un peu moins violente. Sept euros pour une heure de plénitude totale. Nous finissons la journée dans un bar de Jazz.
C’est avec beaucoup de joie que nous retrouverons la Thaïlande en mars prochain.
Après huit jours passés à Délhi ou plutôt à Gurgaon, pôle économique de la capitale indienne et surtout lieu de résidence d’un ami, ils est temps pour nous de reprendre la route. Pas facile de quitter le luxe que nous offrait Antoine, pour retrouver les Sleeping Class des trains indiens.
Pendant cette semaine, nous avons profité des conforts de la vie occidentale. Lit avec draps, DVD, Vin rouge, cuisine française, chauffeur et voiture climatisée, internet, bars branchés… Le retour à la vie de routard va être violent, mais toutes les bonnes choses une fin. Nous avons également profité du chauffeur pour visiter Delhi et rayonner autour. Nous avons entre autre été jusqu’à Agra pour voir le Taj, à Jaipur, ou encore dans la resplendissante Pushkar.
Outre toutes les raisons précédemment citées, ainsi que le plaisir de voir Antoine, c’est le climat tendu de l’inde suite à la vague d’attentats et les évènements en Thaïlande, qui nous ont poussés au repos pour déterminer un nouvel itinéraire et gérer tout l’administratif. Nous ne passerons pas Noël sur une plage de Thaïlande mais sur une plage du Cambodge. Nous espérons qu’une fois notre tour de la région de l’Indochine fait, la situation en Thaïlande se sera amélioré et nous permettra de visiter le pays sans risques.
Demain, quinze heures de train nous attendent pour rejoindre Varanasi. De là nous rejoindrons toujours par voie ferroviaire Calcutta où nous attend notre avions pour Bqngkok, liaison vers le Cambodge.
Confortablement installés dans notre bus, la ville de Katmandou s’éloigne. Nous voila partis pour de nouvelles aventures en direction l’Inde.
La route serpente devant nous. Petit à petit, de manière sensible nous observons le changement de paysage puis de pays. A flanc de montagne notre bus roule au milieu des bananiers fleurs géantes et autres arbres inconnus et fantastiques appartenant à la Jungle Népalaise. Nous franchissons les dernières montagnes avant les plaines. Les visages changent. Même si le Népal est un pays Hindouiste, le pays reste un équilibre entre les Hindouiste et les Bouddhistes. Ces derniers sont en majorités les Sherpa, qui sont issus des Mongoles et des Tibétains. Les Hindouistes sont originaires de l’Inde. Plus nous nous éloignons de Katmandou plus nous voyons de saris multicolores et de visages Hindous. La route s’étire maintenant en un long ruban. Les cultures en terrasses laissent place à de petits champs. Les femmes en saris; serpes à la main font les récoltes. Le dal du déjeuner est déjà plus épice. La circulation se densifie, la poussière se lève vite sur le côte de la route, maintenant bordées d eucalyptus. Les vaches sacrées commencent a faire leur apparition.
Voila la frontière au milieu d’une très longue file de camions. Nous la passons à pied, laissant derrière nous le calme de la montagne. Après trois heures de taxis collectif (très collectif) nous voila à Gorakpur. Il est 21heure notre train de minuit vingt arrivera avec 4h15 de retard. Longue et pénible attente.
Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.
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