2009 janvier - Notre Tour

NOTRE TOUR

Don Det ou le paradoxe du “Back-Packer”

17 janvier 2009 - à Savannakhet 

Laos

C’est à l’occasion de notre séjour sur l’île de Don Det que nous avons pu affiner notre étude sur une espèce en voie de prolifération, le Back-Packer.

  • Le back-packer veut manger local, mais se rue sur la première “French Bakery” tenu par un hollandais.
  • C’est ces même back-packer que nous avions croisés au marché de nuit de Pekin pour pouvoir dire: “oui bien sur, j’ai mangé des insectes”.
  • Les Springles est la denrée la plus vendu à travers le monde. Parce que deux mois sans springles, pour un back-packer c’est dur.
  • Le back-packer tient des discours contre la consommation de masse et le marketing, mais ne voyage pas sans son ipod.
  • C’est aussi pour s’ouvrir au monde que le back-packer garde son casque apple sur les oreilles.
  • Le back-packer connait le cour de la bière de tous les pays du monde.
  • Le back-packer a les cheveux sale et marche pied nu, ou en Birkenstock (les claquettes orthopédiques),parce que ca fait cool.
  • Pour attirer un back-packer dans un restaurant il faut diffuser du Ben Harper, très fort, et encore mieux proposer sur sa carte des Happy Pizza.
  • Le back-packer attire le back-packer
  • Il y a des hotels special back-packer avec des chambres sales, car le back-packer dort partout.
  • Des bars back-packer avec des cocktails dans des bockets (petit seau) car le back-packer aime faire la fête et n’a pas de limites…

A chaque lieu touristique que nous croisons, nous pouvons nous empêcher de projeter et imaginer ce lieu 10 ans plus tard.

Comment sera Don Det dans 10 ans? La concentration de bungalow sur cette île à déjà de quoi faire pâlir les constructions de la Grande Motte. Sihanoukville remplacera-t-il Ibiza? Y aura-t-il un Starbuck café à Namché Bazar?

Sàibaa-dii, Bonjour Laos

16 janvier 2009 - à Savannakhet 

Laos

La frontière Cambodge-Laos est une formalité. Nous payons 1dollar par personne aux douanier parce qu’il y a “beaucoup de tampons”, et nous voila sur le sol laossien. 15 minutes de bus et 10 minutes de pirogues plus tard, nous débarquons sur l’île de Don Det au cœur des 4000 îles. Les guest houses ne manquent pas ici, nous choisissons la moins chère à un dollar la nuit.

Le lendemain nous passons la journée à visiter l’île et sa voisine Don Khon. Cette dernière est bien plus calme. Un pont datant de l’époque française relie les 2 îles. Nous ne  manquons pas le détour par les cascades. Cet archipel du Mékong est splendide, mais c’est la gentillesse des laossiens, qui nous frappe le plus. C’est la première fois que nous apprenons à dire “bonjour” dans la langue locale, le jour de notre arrivée dans un pays. Et bien que le lieu soit très touristique, les rapports ne sont pas intéressé.

Encore une nuit ici, et demain nous prenons le Bus pour Savannakhet. Mark et Cece que nous avions rencontrés en Mongolie, nous ont conseillé un trek dans la région.

Quelques jours à Kep

10 janvier 2009 - à Kep 

Cambodge

Déjà 4 jours que nous squattons le KepLodge un ravissant petit hôtel surplombant la mer. L’ambiance est calme et agréable. Au programme de nos journées, piscine, billard, promenades, mise à jour des photos, et recherches sur le Laos. La région de Kep est désertée des touristes et loin des agitations de Sihanoukville.

Nous avons retrouvé d’autres tournemondistes Français qui comme nous profitaient du lieu pendant quelques jours avant de repartir. Un apéro s’est vite organisé, l’occasion d’échanger nos différentes expériences, et de prendre quelques bon tuyaux.

  • A qui le tour : Un couple qui fait le tour du monde en un an. Nous les avions déjà croisé à Siem Reap.
  • La tortue Selene : Une famille en voyage autour du monde pour 4 ans. Nous les avions aussi déjà vu chez Jean-Luc Delarue.
  • Chemin du monde : Un couple parti avec le véritable Citroën HY72 de 1969 pour un tour du monde en 2 ans.

En passant par Sen Monorom

5 janvier 2009 - à Kratié 

Cambodge

Déjà de retour à Kratié après un aller retour express à Sen Monorom dans la province de Mondulkuri à l’extrême Est du Cambodge.

Nous parcourons rapidement les 100 premiers kilomètres sur une route de bitume neuf. Les cents suivants, nous retrouvons la piste rouge. Au fur et à mesure que nous progressons la piste devient de plus en plus difficile. Nous mettons plus de 3 heures pour en venir à bout éreintés. Il est 14h, nous atteignons Sen Monorom. Nous avions lu tellement de bien sur cette région et cette ville que le résultat est loin d’être à la hauteur de nos espérances. Nous avions prévu d’y passer plusieurs jours pour profiter de le jungle et du village. Nous ne trouvons ni jungle ni village, juste une petite ville “moderne” sans charme et des étendus désertiques. Pas la peine de chercher une guest house sympa, notre choix s’arrête sur la moins pire. Le service et la qualité des restaurant de la ville est loin d’être à la hauteur des prix pratiqués.

Nous ne pouvons pas cacher notre sentiment d’avoir été trop vite dans le nord au profit de cette région bien moins intéressante. Nous décidons de repartir le lendemain pour profiter des rives du Mekong.

Cette fois nous prenons le temps de profiter de la route pour faire des photos et déjeuner dans le petit village de Snuol. Demain nous restons à Kratié pour aller voir les dauphins d’eau douce, et nous reposer au bord du Mekong. Les kilomètres en moto ne sont pas sans dégât pour nos postérieurs.

Perdu dans le Cambodge

3 janvier 2009 - à Kratié 

Cambodge

On the Road Again ! Nous quittons  Sieam Reap pour les provinces reculées du Cambodge. Nous souhaitons rejoindre l’Est du Cambodge par les pistes du Nord indiquées sur la carte… Le premier jour, le goudron s’arrête vite pour une piste de terre rouge.  Long ruban qui s’étire à travers la jungle verte. Nous voyons quelques temples bien moins fréquentés. Sur la route il y a des camps de déminage, des immensités déboisées, des restes d’arbres immenses, quelques villages de bois sur pilotis. Notre attention est de chaque instant pour éviter, poules, cochons, veaux, et les enfants. Fourbus et sales, nous atteignons la ville du bout de la piste. Repos et diner, obtenus en langage des signes.

Le lendemain cap toujours à l’Est. A la sortie de la ville le pont de bambou est cassé, nous traversons avec la moto sur une petite barque. Nous nous enfonçons dans la campagne sur une piste cahoteuse où seules les motos peuvent passer. Dans ces villages, “Hello” ne veut rien dire. Les enfants nous regardent avec de grands yeux. Aucun  moyen de communiquer, même pas la direction du village suivant. Notre prononciation du Khmer fait rire les villageois et nous laisse sans réponse. Il est maintenant 14h, nous préférons rebrousser chemin avant d’atteindre le point de non retour. Les risques sont trop grands. Sans GPS et avec des pistes bien trop difficiles pour nous et une moto trop chargée.

Changement de programme, ce détour nous prendra deux jours. Nous partons plus au Sud, mais toujours vers le Mekong. C’est le troisième jour que nous roulons. Aujourd’hui nous longeons les berges du fleuve mythique, le Mekong. Toujours de petits villages sur pilotis, des pistes rouges et poussiéreuses. Des écoliers sur leurs vélos trop grands avec leurs chemises d’uniforme impeccablement blanches, rient de nos habits rouges. Demain, direction les montagne vers Sen Monorom.

Les outils

musique

 

 

Google Map: Laos - Don Det ou le paradoxe du “Back-Packer”

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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