30 avril 2009 - dans le pub de Queenstone
Comme à notre habitude, nous arrivons sur place les mains dans les poches. Mais à Christchurch, tout est différent. Nous sortons de l’avions à 22h10, à 23h30 nous étions bordés sous une grosse couette. Bien que rigoureuses les formalités d’entrées sont efficaces et rapides (note : laver ses semelles de chaussures avant, aucune poussière étrangère ne doit venir perturber l’écosystème endémique). Nous trouvons facilement hôtel, navettes et toutes les cartes et guides touristiques nécessaires à notre road trip. Pas la peine de s’encombrer d’un Lonely Planet.
Nous l’avions redouté, mais à ce point la! le choc thermique est violent. Il fait 5°, soit 30° de différence. Cependant ce matin nous découvrons un soleil d’hiver délicieux. Le bleu du ciel est intense et les couleurs impressionnantes.
Nous récupérons vite notre maison à roulettes. Une fois les quelques courses faites nous mettons le cap au sud en espérant voir les pingouins de Dunedin. On se contentera des paysages magnifiques, les pingouins sont à la pêche et les éléphants de mer font la sieste. Nous allons jusqu’à l’extrême sud pour se rapprocher un peu plus du bout du monde et de l’antarctique. On découvre un pacifique battu par les vents, des falaises sauvages, des villages perdus, encore des paysages incroyables et des moutons tout partout. Chaque couché de soleil est une fête, et les aurores parviennent à nous sortir du lit… C’est dire ! Notre maison sur roulettes nous emmène partout. Le soir, notre seul pré-requis est la beauté du lieu. On a jamais trop de mal à trouver. La nuit, nous nous fourrons sous 4 édredons, pour s’endormir au chaud sous les étoiles.
Aujourd’hui nous sommes aux Milford Sound, les fjord du sud, mais il pleut à verse depuis cette nuit. Nous avons trouvé refuge dans un confortable salon de camping qui s’est transformé pour la journée en salle de jeux. Nous attendons de savoir depuis ce matin, une petite fenêtre météo pour embarquer pour notre croisière autour des fjord.
La nouvelle Zélande est le meilleurs exemple d’un tourisme totalement maitrisé. Tout est fait pour respecter le coté sauvage des lieux. Et bien que touristique, nous ne souffrons jamais de la proximité de d’autres backpackers. Il y a suffisamment de beautés pour ne pas se marcher sur les pieds. Par contre il n’y aucune connexions wifi, donc les articles viendront avec un peu de retard.
PS : Quelqu’un peut nous dire dans quels sens tourne le tourbillon de la baignoire? On veut vérifier ce qu’on nous a appris depuis des années. C’est pas tous les jours qu’on est dans l’hémisphère sud.
29 avril 2009 - dans un pub de Queenstone
Nouméa un petit gout de France sous les tropiques. Tout le monde se dit bonjour dans la rue, les gendarmes sont en short, c’est peut être ça la différence.
Après les formalités d’usage pour rentrer sur le territoire français, les plus longues entre nous soit dis, nous retrouvons avec émotion cet ami d’enfance de Nath, Rico, qui habite à l’autre bout du monde. Il faut au moins un tour du monde pour aller lui rendre visite. C’est l’occasion pour nous de rencontrer enfin son amie Laure.
Une fois les embrassades passée, pas le temps de souffler, ils nous embarque pour 3 jours de camping au nord de l’île. C’est un des plus beau coin de la grande terre. Encore des paysages qui n’ont rien à voir avec ce qu’on a déjà vu. Des montagnes tombant à pic dans la mer, des pins colonnaires, une végétation hors du commun, on est vraiment dans un autre monde. C’est le seul endroit au monde où a survécu la végétation datant de l’ère préhistorique. La pluie ne nous permet pas d’admirer le bleu du lagon, c’est pas grave, le dépaysement est bien présent, et les paysages nous sidèrent. Au programme, BBQ, Kayak de mer, vin français, rigolade, cascade et toboggans naturels. Un WE de pâque pas comme les autres…
Le mardi, nous prenons le temps de nous reposer avant d’embarquer mercredi pour l’île des pins. Il parait que c’est l’un des plus bel endroit du monde… Et ben c’est vrai. Nous ne sommes pas déçu bien que le temps ne soit toujours pas de la partie. D’abord, il y a des plages de sables fin et blanc encore plus fin et plus blanc que sur les photos. Il y a des piscines naturelles avec des poissons plus colorés que ceux des aquariums. Il y a des arbres qu’on ne trouve pas au jardin botanique. Et les totems, sont encore plus vrai que ceux du quai Branly. Vous l’aurez compris, on a bien aimé l’île des pins. Le détour vaut le coup d’œil, quitte à se fâcher avec son banquier.
Nous rentrons sur Nouméa vendredi, et vendredi soir, c’est kava sur la plage pour le couché de soleil. C’est la boisson traditionnelle des Kanaks à base de racine. Elle a la particularité d’anesthésier la bouche et la gorge et de ne pas être franchement bonne. Dans cet endroit roots, méconnu des blancs, quelques Kanaks nous distille un bon jazz reggae. Nous terminons la soirée à la Bodega, le point phare des nuits à Nouméa.
Après longue soirée, s’ensuit forcément un brunch tardif avant de prendre la voiture pour le campement du WE. Enfin le soleil est au rendez-vous. Les couleurs sont fortes et intenses. On comprend que tous les photographes rêvent d’immortaliser ces paysages. Ca a du bon le trou dans la couche d’ozone.
C’est aussi pour nous nos derniers cocotier, nos dernières plages, nos dernières baignades, derniers coups de soleil, mais aussi nos DERNIERS MOUSTIQUES! C’est ce qui nous manquera le moins. De véritables carnassiers. Nous savourons ces instants avant le froid de la Nouvelle Zélande, en profitant du catamaran de Rico les deux jours jours qui nous restent avant de prendre notre avion Mercredi.
Encore un grand merci à Laure et Rico. D’ailleurs nous avons largement apprécié le pain d’épice dans l’avion qui ne servait pas de diner, et pour une dorade ce n’est pas acceptable.
On fait une escale prolongée à Sydney entre Bali et Nouméa. On nous a dit que Sydney c’est comme le cochon, tout est bon. Nous choisissons au hasard une guest house dans le quartier de Kingcross. On a un petit studio tout équipé. Et les prix étant ce qu’il sont en Australie, nous profiterons de la gazinière pour se faire un régime de pates au gruyère pendant ces 2 jours.
Le quartier ne nous déçoit pas, ambiance de quartier à l’anglaise. Nous passons les deux jours à parcourir Sydney de long en large avec nos petits pieds. Nous commençons par le botanique Garden évidemment. Ici, à la place des pigeons léprosé, il y a de magnifique aras blancs à la crête jaune qui viennent picorés des crackers dans la main. Les pic-nics sont bien plus chic que sur le champ de mars. Déjà il n’y a pas de crottes de chien, la pelouse est dense et verte, les nappes sont blanche et les flutes à champagne sont de rigueurs.
Cette ville ce visite aisément à pied. On passe d’un quartier à l’autre d’une attraction à une a une autre et d’une expo au fameux opéra. Cette ville est extrêmement agréable, et contre toutes nos attentes, les australiens aussi. Nous avions pourtant des aprioris, suite à quelques rencontres en Asie du Sud Est. Monsieur Patate s’est même fait des copains.
Ce petit gout de l’Australie, nous a donné envie de revenir pour en voir un peu plus. Encore une destination qui s’ajoute à la déjà trop longue liste des pays à faire ou à refaire.
14 avril 2009 - à Nouméa chez Eric et Laure
Nous quittons l’agitation touristique de Kuta, après 4 jours passés pour découvrir enfin Bali. Nous commençons par la ville de Ubud. Cette région est un concentré de tradition et d’artisanat. Nous prenons le temps d’en profiter pendant trois jours. Nous flânons d’une boutique d’artisanat à l’autre pour nous imprégner des savoirs faire, de leur culture, leur art, et leur style vie. Les Balinais ont une culture très riche. Tout est raffiné, soigné, et toujours fait avec méticulosité et ingéniosité. Les cérémonies quotidiennes d’offrandes et celles pratiquées dans les temples en sont un exemple. Nous fouinons aussi pour trouver des batiks. Nous apprécions les motifs de ces tissus. C’est d’ailleurs ce qui habille les Balinais tous les jours. Leur habit traditionnel est resté celui du quotidien. En plus de toutes ces richesses, c’est aussi ses paysages qui font la réputation de Ubud. La terre de Bali est très fertile, et ses paysages de culture rizière en sont la preuve. Nous ne nous lassons toujours pas de la verdure des champs de riz étagés.
Bien que l’appel du surf se fasse sentir, nous quittons avec regret la région pour découvrir le littoral de l’île. Toujours en scooter nous parcourons dans un premier temps la côte Est par Padangbai, un petit village de pécheurs loin des ressorts et de l’agitation touristique, avant de rejoindre la péninsule. Nous dénichons enfin notre petit coin de paradis après trois jours de recherche et de persévérance. Une plage sans trop de monde, avec de simples paillotes et des jolies vagues accessibles pour nous.
Les 5 jours qui suivirent nous respectâmes scrupuleusement le rituel immuable du surfeur en quête du swell. Dans l’eau dès les premières lueurs pour contempler le levé du soleil et accessoirement trouver sa vague sans trop de monde. Le soir, pas question de quitter l’eau avant que les derniers rayons aient disparus. Ainsi tel est la dure vie du surfeur.
Et pour profiter pleinement de nos derniers jours en Asie, des Balinais nous ont emmenés participer à des combats de coqs à l’occasion d’une fête locale. Les matchs sont rapides et sanglants, et les paris sont élevés. Au menu du soir, c’est brochettes de poulet évidemment.
Voici la vidéo des premières sessions de surf à Kuta. Dommage qu’il n’y avait plus personne pour filmer “tubes” ou autre “Back-side on the lip”… :)
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Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.
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