Au Cambodge la maison Khmer est l’un des principaux bien de la famille, elle est le symbole de la richesse sociale et participe à la vie communautaire du village.
“L’habitat traditionnel khmer représente une coutume de vie des khmers depuis la création de la société il y a deux mille ans. La maison construite en bois sur pilotis et la toiture en tuile, constituant un ensemble chargé de symboles, apparait donc comme l’expression d’un système complexe de marquage social et culturel de l’espace, et comme une solution technique au besoin de protection, d’organisation, et d’identification de la famille ou de la ville, d’une unité minimale de production, et constitue le résultat d’un travail familial et collectif.” Davuthea KEO.
Il existe 5 typologies de maisons faisant varier divers éléments: la forme du toit, la position de l’escalier, la présence d’une véranda et le nombre de colonnes de face et de profil. De manière générale la maison Khmer est toujours construite sur pilotis pour plusieurs raisons, et particulièrement car le Cambodge est un pays tropicale, donc souvent inondé. Les habitants considèrent insalubre une maison posée sur le sol, l’air ne pouvant circuler entre les lattes du plancher et cela permet de respecter la dualité terre-eau. L’escalier menant à la véranda ou bien à la pièce principale a toujours un nombre impair de marches ce qui interdit l’entrée des esprits malfaisants. Lire la suite »
30 bougies, 4 amis, 4 chevaux, pour une escapade hors du temps.
Nous parcourons Buenos aires à contre sens des employés pressés, ce matin nous partons en long WE. Le bateau qui nous conduit en Uruguay se faufile dans le port marchand entre pétroliers et cargo abandonnés. Nous mettons une heure à traverser le large Rio de la Plata, une artère beige qui sépare les deux pays. C’est à Colonia que nous débarquons, Alicia nous y attend pour nous conduire à l’estancia familiale San Pedro. Ici nous sommes accueillis comme des hôtes, pas de réception, pas de clefs, pas de lobby. San Pedro appartient à Maria, grande collectionneuse d’art, grande voyageuse; Maria est aussi un peu mystique. Elle vit ici entourée de personnages passionnés par ses recherches. Nous prenons pleinement part à la vie de cette demeure, et nous posons nos valises pour quelques jours d’une retraite paisible et authentique pour fêter les 30 ans de Romain. L’estancia est ancienne, 1840, de larges murs de pierres, des vieux parquets qui craquent, des draps brodés, des poêles en céramique réchauffent nos grandes chambres. Nous y retrouvons l’odeur oubliée des vielles demeures. Nous avons laissé nos sacs à dos pour un beau sac et de beaux habits empruntés tels des citadins en WE. Mais surtout Romain Fanny et Nath sont très fiers d’exhiber leurs nouvelles bottes, et Remi ses belles espadrilles rayées, accessoires indispensables pour une WE réussi au campo.
La famille vit à un rythme très latin, les déjeuners sont à 14h30 puis les diners à 22h. Nous apprenons à vivre doucement. Alors en attendant notre premier déjeuner nous profitons de la piscine, bien que ce soit le début de l’hiver, le soleil nous réchauffe. Nos journées sont rythmés par les préparations méticuleuses du Maté. On vit le rêve Uruguayen. L’après-midi passe donc bien vite et d’ailleurs nous sommes envoyés dans le campo voisin pour ramener les vaches. On se prend au jeu et sous le soleil couchant en conduisant les vaches à la laiterie nous écoutons le vieux Mario qui nous en apprend long sur ses vaches hollandaises. Nous repartons avec un fromage, on est ravi; ça nous change de l’Asie… Ici la gastronomie nous convient très bien. Nous avons d’ailleurs la chance de partager un asado avec la grande famille pour notre dernière soirée. C’est à croire qu’ils avaient deviné notre envie de steak. Nous sommes comblés avec de belles pièces de lomo, de bife de chorizo, de la saucisse chorizo, et un bon Malbec. Comme le veut la tradition, nous ravivons le feu et en remerciement de ce festin nous sortons guitares et chansons. Lire la suite »
Notre arrivée en Amérique du Sud est fracassante. Quel contraste entre les asiatiques, les Anglos-saxons et les latins. Alors qu’en Asie, tout était retenu, ici, c’est l’exubérance qui prime. Comme prévu nous ne perdons pas de temps à Santiago, en effet, la ville manque d’intérêt, et nous filons nous réfugier chez Fanny et Romain à Buenos Aires.
La traversée en bus est très agréable, voir autant qu’en Business Air France. Déjeuner, diner, café, petit déj, sièges inclinables, vraiment inclinables, pas de sacs de riz sous les pieds ni de poulets sur les genoux, projections de films, et un même un bingo. Avec une bouteille de vin à la clé, c’était le meilleurs moyen pour Nathalie d’apprendre à compter en espagnol.
A peine arrivés chez Fanny et Romain, on se sent déjà à la maison. Les retrouvailles sont fêtées comme elles se doivent. Les jours qui suivent nous les passons entre les quartiers de Palermo et Centro. On se fait rapidement à l’ambiance de la ville. Faire les boutiques, est le meilleurs moyen de travailler l’espagnol. Tous les prétextes sont bon pour Nath pour apprendre l’espagnol (Surtout pour acheter des bottes de Polo). L’argentine est le pays du cuir. Nous sommes ici comme des papes.
On tente de troquer à Fanny et Romain nos costumes de trekkeurs pour des costumes plus urbains. Hormis une différence de 25 cm, et donc quelques problèmes de taille, c’est un plaisir de mettre une chemise repassée, des vêtements un peu soignés, tout simplement, se voir dans autre chose que le pantalon porté depuis 8 mois. C’est aussi le bon endroit pour se remettre à la page. Vernissages, expos, bibliothèque fournie à la maison, longues discussions, tout ce qu’il faut pour se prendre une bouffée d’oxygène. Même si depuis 8 mois, chaque jour est riche, c’est bon de se remuer un peu le cerveau avec d’autres choses.
Ce WE, c’est les 30 ans de Romain, et Fanny et lui nous font la surprise d’un WE en Uruguay pour fêter ça dignement. Nous vous en dirons plus en revenant. De plus, lundi nous publierons l’interview de Joël, étudiant en école primaire à Buenos Aires. Paraguayen, et immigré depuis 6 mois en Argentine il vous livrera sa vision de la ville. Autre événement la semaine prochaine, une invitée d’honneur prendra la rédaction du blog…
Dernière étape avant l’Amérique du Sud, les Coromandel, une petite presqu’île proche de Aukland. C’est aussi notre point de rendez-vous avec Caro et Cédric nos amis de voyages que nous croisons régulièrement depuis le Cambodge.
Nous parcourons donc la région à deux voitures. Ce coin de la nouvelle Zélande est encore très sauvage. Nous passons l’essentiel de nos trois dernier jour dans le pacifique à profiter de la côte, de ses paysages de fou et de ses plages désertes battues par le vent. C’est dernières viennent se classer sans problème dans le top des plus belles plages. Face à l’océan, on a des collines vertes et des moutons à perte de vue. Le soleil, est au rendez-vous, en témoignent les photos. Nous passons les dernières soirées à faire des BBQ emmitouflés jusqu’aux oreilles, et à refaire le monde. Pour exemple hier soir, nous nous sommes enfilé, à 4, 2kg de bœufs, d’une tendresse exceptionnelle. Et tout ça pour moins de 10 euros !
Aujourd’hui nous sommes le jeudi 14 Mai, et mieux vaut s’être réveillé du bon pied, car ça fait 2 fois que nous vivons cette journée ! En effet, après un bref passage par Auckland pour nous receuillir sur l’Eden Park, nous avons décollé à 16 heures, pour arriver à Santiago après 12h de vols, un couché, et un levé de soleil, ce même jeudi à 11h… On a remonté le temps ! Il nous faudra bien une nuit de repos dans la capitale chilienne, avant de prendre le bus et tracer demain vers Buenos Aires chez Romain et Fanny (23h de trajet). Soyez sans crainte, nous avons bien révisé, notre espagnol est au top !
Partout au loin, nous voyons des fumeroles. Ce ne sont pas des centrales nucléaires, mais bien l’activité géothermique de cette région. Ici, les lacs fument, les flaques frémissent, et la boue boue (Vous avez noté le jeu de mot ?). C’est ainsi que sont les jardins municipaux et le lac de la ville de Rotorua. Et tout ça dans une sombre odeur d’œuf pourri. Cette odeur indispose Nathalie qui refuse de déjeuner des œufs brouillés face au lac. Nous choisissons un restaurant pour déjeuner local : burger frite. Depuis l’Asie, notre régime alimentaire à quelque peu changé. Le burger a remplacé le curry, et les frites, le riz. C’est important de vivre local. C’est notre philosophie de voyageur.
Il y a même des geysers qui crachent à plus de vingt mètres de haut. Le problèmes c’est que tout c’est geysers sont enfermés dans des parc privés aux tarifs élevés, et vu l’odeur nous nous passerons du World Disney local. Certains proposent même des thermes naturels. Nathalie déclare : “Si c’est pour avoir la même chose que quand on pette dans son bain, non merci” !
Sur ces belles paroles nous décidons de partir en direction de l’océan à la chasse aux pingouins taquins. En plus, contrairement au reste de tout le pays, à Rotorua, toutes les richesses naturelles sont privatisées et font l’objet d’attractions pour touristes.
Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.
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