2009 mai - Notre Tour

NOTRE TOUR

La féérie des volcans du Tongariro

10 mai 2009 - dans un café de Rotorua 

Nouvelle Zélande

Le parc du Tongariro est réputé pour être le théâtre du film “Le seigneur des anneaux”. Nous étant endormis devant, nous ne sommes pas en mesure de dire dans quelles scènes. Le lieux est superbe. Nous sommes au milieu des volcans, fraichement enneigés.

D’ailleurs nous démarrons la randonnée sous la neige, mais nous sentons que le soleil n’est pas loin. On avance sous une percée de ciel bleu. Le vent disperse les flocons de neige des nuages voisins, saupoudrant ainsi notre chemin. Même si l’air est frais, c’est très agréable, bien plus que la pluie qui nous avait été annoncée. Le paysage est éblouissant. Nous marchons au milieux de bruyères, et d’herbes dorées, ondulants et brillants sous le vent. C’est féérique, on comprend le choix du metteur en scène. Il ne manque plus que les elfes.

Après deux heures de marche, nous débouchons sur notre objectif, le haut d’un cratère et son lac émeraude qui paresse en son centre. C’est magnifique. Et comme la chance nous suit depuis Saint Petersbourg, le soleil nous laisse le temps de prendre quelques photos.

Nous entamons la redescente, sous des éléments un peu moins cléments. Cette fois le vent et ses cristaux de glaces nous cingle de pleine face, et ralenti notre marche. Au fur et à mesure que nous progressons le chemin se blanchit. Nous aussi, nous sommes bientôt tout blanc. Encore une fois, les chemins tracés par les DoC sont remarquables. Nous arrivons exténués à notre voiture. Après un déjeuner tardif, nous prenons la route pour Rotorua.

Passage sur l’île du Nord

8 mai 2009 - dans le Tongariro National Park 

Nouvelle Zélande

Nous continuons notre route pendant trois jours, en passant des paysages côtiers, aux routes montagneuses escarpées, aux étendues de pâtures, jusqu’aux fiords du nord de l’île, les Marlborough Sound. La côte est taillée comme de la dentelle. On ne sait jamais si l’étendue d’eau que nous longeons est un lac, ou la mer. Les aires des campements que nous trouvons sont toujours très paisibles et le plus souvent au bord de l’eau. Nous avons de la chance, le soleil ne nous quitte pas, jusqu’à mercredi ou il pleut des cordes.

Nous anticipons notre traversée d’une journée vers l’île du nord. Nous embarquons en début de soirée à Picton, une petite ville portuaire sans le moindre intérêt à part ses pubs. Nous nous éloignons doucement du port et nous commençons à compter les premiers malades. Fières d’être encore debout nous nous offrons une petite bière en ricanant, ‘on va leur montrer comment on contre-gite nous!’. Nous ne la finirons pas. Passé l’abris des fiords, le gros ferry se cabre d’avant en arrière, dans un long roulis. Les gerbes d’eau viennent s’écraser sur les fenêtre du troisième pont. Dehors, c’est le noir complet, on ne peut pas lutter. On est secoué dans une boite de conserve géante. Nathalie disparait rapidement. Elle sortira des toilettes une fois le bateau amarré, blanche comme un linge pour retrouver Rémi agrippant son fauteuil tout en serrant les dents. Et dire qu’en temps normal c’est idéal pour faire des photos.

Epuisés, nous sortons rapidement de Wellington pour trouver un endroit plat pour y poser notre Van. N’importe où, pourvu que nous dormions.

Le lendemain, un peu plus frais, nous retournons à Wellington pour visiter cette charmante petite ville. Le matin nous visitons Té Papa, le musée d’histoire de la Nouvelle Zélande. Nous voyons nos premiers kiwis, mais empaillés, dommage. Encore une fois, nous apprécions, la qualité et la richesse du musée. En plus c’est gratuit. Ils sont fort ces kiwis. Nous arpentons ensuite la rue principale, Cuba St, pour nous offrir un bon déjeuner. Sans surprise, cette ville est très Anglos saxonne. Pub, mini-jupes, fish’n‘ships, musique, tout y est.

Nous quittons  la ville en fin de journée pour trouver un campement, et nous reposer avant d’attaquer la longue route  vers les volcans du centre, le Tongariro National Park.

Nous y sommes ce soir, et il pleut. La météo des jours à venir ne sont pas plus prometteurs. Nos derniers jours avant l’Amérique du sud le 14, seront humides.

Le long de la côte Ouest de l’île du Sud

5 mai 2009 - à Westport 

Nouvelle Zélande

A l’origine nous voulions grimper en haut de glacier Franz Jozeph, mais renseignements pris auprès d’une agence de guides locaux, nous renonçons. Nous y voyons l’attrape touriste. Nous choisissons de monter par nos propres moyens jusqu’au pied des glaces. Nous nous étions pas trompé, nous retrouvons des groupes entiers suivant les traces de leur guide. Nous les voyons progresser sur le glacier sur le chemin tracé et battu quotidiennement par une centaine de touristes. C’est sans regret que nous restons sur la moraine.

Nous reprenons la route vers le nord après un rapide déjeuner. Comme chaque soir nous trouvons un emplacement pour poser notre maison. Les DOC (Department Of Conservation) ont prévu à cet effet des centaines de lieux dans tous le pays sur les plus beau sites. Ceux sont des lieux basiques  peu fréquentés et donc restés sauvages. Souvent en bord de mer ou d’un lac. Du coup pas de blocs sanitaire et compagnie, ca vaut bien un lavage de cheveux au robinet d’eau froide dehors. C’est aussi les DOC qui s’occupent de tracer tous les nombreux sentiers. Nous sommes régulièrement épatés du travail qu’ils font.

La route de la cote ouest est réputée pour être une de plus belle du monde. C’est un régale. Nous dévorons les kilomètres sans dépasser les 60Km/h tellement nous en prenons pleins les yeux. Nous pourrions rouler comme ça des jours entiers si nous étions pas retenu par la consommation d’essence. Les rivages du pacifiques sont impressionnants. Un coup des falaises, un coup une plage mais toujours le bleu et les rouleaux du pacifique. L’océan sur le gauche et les sommets enneigés sur la droite. De temps en temps nous stoppons pour une petite marche au travers une foret humide qui nous amène sur des plages désertes. Et les plages ici s’étendent sur des Km et des Km. On guette toujours les pingouins et les phoques qu’on nous promet, mais ils sont toujours à la pèche on dirait.

A l’assaut du mont Fox

3 mai 2009 - dans un camping de Westport 

Nouvelle Zélande

Pas de voiture pour aujourd’hui, on a trouvé un sentier qui devrait nous emmener au sommet du mont Fox. En réalité il n’est pas bien haut, mais les différents guides nous promettent une ascension de huit heures. 1000 mètres de dénivelé à monter puis à redescendre dans la journée.

Le soleil est au rendez-vous mais malheureusement nous n’en profiterons pas beaucoup. Nous nous engageons sur le sentier sous une jungle d’une rare densité. Nous ne voyons pas un coin de ciel bleu. On zigzague sous des fougères géantes, des arbres dégoulinant de mousses, en bruit de fond de drôles de bruits d oiseaux jamais encore enregistres ceux la. Par contre il y a un petit curieux qui nous suit et va presque se poser sur nos chaussures, il sera relaye par un autre et ainsi de suite, tout le long.

Comme prévu le chemin est difficile et monte apique. Le genre de chemin qui ne se monte pas sans les mains et qui prend bien plus de temps à descendre qu’a monter. On a l’impression d’escalader une racine géante. Chaque pas est une prouesse d’équilibriste. Le moindre écart, et c’est la glissade assurée ou de la boue jusqu’au genoux. Remarque, on en a déjà jusqu’aux chevilles. La temps de redescente nous inquiète et nous hâtons le pas toujours un peu plus. La jungle n’en finit pas. Impossible d’évaluer où nous en sommes. On attend avec impatience le sommet pour enfin découvrir le paysage.

Et c’est finalement au bout de 2h30 que nous débouchons sur le sommet. Un panorama à 360°. La récompense est immédiate. Le paysage est sensationnel. La mer, les champs, les montagnes, les forets, les rivières, les glaciers, tout y est.

Nous déjeunons rapidement avant d’entamer la descente. Il est inconcevable de terminer dans la pénombre. Et bien qu’exténué nous dévalons les 1000 mètres en 2h30 aussi. Nous arrivons à bout de force mais satisfait de notre performance. Pour fêter ca, rien de mieux qu’une bière et des frites dans un pub local. Le résultat se fait sentir dès le lendemain matin. On se déplace comme des canards et il n’est plus question de faire la moindre flexion. 2 jours de courbatures intenses. On privilégiera la voiture.

Des Milford Sound à Queenstown

1 mai 2009 - à Franz Joseph glacier 

Nouvelle Zélande

Comme prévu nous profitons d’une accalmie pour nous précipiter à bord d’un bateau qui va nous emmener faire le tour des fjords. A notre grande surprise, ce n’est pas que du fromage blanc onctueux, mais des montagnes aux tailles dignes de ce nom qui plongent droit dans l’océan pacifique. Le spectacle est époustouflant. De chaque versants coulent des cascades de plusieurs centaines de mètres de haut et se précipitent avec fracas dans la mer. On ne se lasse pas du spectacle. Malgré le froid, le vent, les embruns, les 90 minutes de croisière nous semblent trop courtes. Nous retrouvons la terre ferme et notre maison sur le parking. Nous la déplaçons à quelques kilomètres de là en espérant voir une éclaircie. En vain.

Le lendemain, il n’y a pas d’éclaircies en perspective. Notre seule solution, tracer vers le nord en direction de Queenstown. Une charmante station de ski aussi chaleureuse qu’il y fait froid. On se laisse rapidement attirer par les vitrines des magasins de la ville. C’est l’occasion pour Rémi de renouveler ses chaussures. Huit mois sans en changer ça laisse des traces, et surtout des odeurs. Nathalie est soulagée. On lui rachète aussi des lunettes de soleil qu’il avait perdues en Nouvelle Calédonie. On a même trouvé une marque française chez un commerçant qui nous a accueilli en Français en nous voyant rentrer. Et nous nous offrons deux pantalons de pluie parce qu’ici c’est vital. Et puisque c’est la fête de la carte bleue, Nath se paye un coiffeur. La coiffeuse ne fait pas dans la dentelle, 20 cm. Rémi ne s’achètera pas de maillot des All Blacks, les tailles vont du L au 5XL. Entre les Maoris et les mangeurs de fish’n’ ships, il n’y a pas beaucoup de place pour les petits maigrichons.

Nous emmenons la maisons à quelques kilomètres de la ville pour y passer la nuit. Le lendemain nous faisons un trek à travers les massifs de la région, croisons les premiers flocons de neige de la saison et finissons la journée dans un Pub. Nos goutons aussi aux plats locaux. Le fameux fish ‘n’ ships… De peur de ne pas digérer la panure des poissons nous optons pour un hot-dog. Malheureusement, le hot-dog est aussi sur-frit. Nous ne venons pas à bout de nos frites. Il faut au moins ça pour résister aux températures extrêmes. D’ailleurs nous avons appris à distinguer les New-Zélandais des touristes. Le premier est en short et tee-shirt alors que le dernier est emmitouflé jusqu’aux oreilles. Ici, il n’y a pas de saison à la mini-jupe et au débardeur. Chaque jour est une bonne occasion. Nous avions croisé un New Zélandais torse-nu dans les hauteurs du Népal. Nous aurions du aussi nous en douter.

Le lendemain nous quittons cette magnifique ville pour continuer vers le nord à l’assault des glaciers.

Les outils

musique

 

 

Google Map: Nouvelle Zélande - La féérie des volcans du Tongariro

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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