Kep est un havre de paix en bord de mer, une station balnéaire paisible loin du tumulte de Shianoukville. La ville de Kep fut investie pendant les années 70 par les colons français de Phnom Phen. Rapidement désertée à cause de la guerre, aujourd’hui il reste de nombreux vestiges de cette époque. Des villas abandonnées, au style fané de la riviera; d’autres au style moderniste tombent en ruine. Cette désertion confère à kep un air étrangement paisible au relent romantique. Ici point de plages de sable blanc de transats et de parasols, seulement quelques rochers et des pécheurs.
C’est dans cette atmosphère que j’ai découvert l’hôtel Knai bang Chatt, un ensemble de trois villas modernistes installées sur une grande pelouse face à la mer. Les bâtiments aux lignes rigoureuses nous content l’histoire de cette architecture. Ces trois villas destinées à de riches collons, furent dessinées par un élève de l’architecte Vann Molyvan ( nov 1926-). Van Molyvan fut l’un des architecte le plus remarquable du Cambodge. Parti étudier quelques temps à Paris, il y fut aussi un élève de Corbusier. Rapidement il fut mis en avant par le roi Norrodom shianouk durant son règne entre les années 55 et 70, qui souhaitait développer de nouveaux projets de grandes villes, infrastructures et architectures modernes. Vann fut le plus talentueux d’un groupe d’architectes émergeant et qui ont su créer le style architectural si remarquable de cette époque.
En 2003, les propriétaires du Knai Bang Chatt à Kep ont su sauver ces bâtiments d’une ruine certaine, et en faire l’un des seul boutique hôtel du Cambodge. Pure et serein l’hôtel possède Onze chambres, ayant chacune leur identité, réparties de manière généreuse dans les trois villas. Relaxation et détente sont les éléments clefs de Knai Bang Chatt. Le mobilier des chambres est en bois avec un dessin épuré, tout en rappelant l’artisanat local. Le soir les voyageurs peuvent se retrouver autour de l’immense table d’hôte, un long tronc de douze mètres d’un seul tenant, sous la paillotte près de la mer. Les différents lieux sont un constant dialogue entre l architecture moderne et l artisanat traditionnel. Le voyageur peut ainsi rêver de longues heures face un la mer, ou écouter le vent dans les bambous à coté de la piscine.
Au Cambodge la maison Khmer est l’un des principaux bien de la famille, elle est le symbole de la richesse sociale et participe à la vie communautaire du village.
“L’habitat traditionnel khmer représente une coutume de vie des khmers depuis la création de la société il y a deux mille ans. La maison construite en bois sur pilotis et la toiture en tuile, constituant un ensemble chargé de symboles, apparait donc comme l’expression d’un système complexe de marquage social et culturel de l’espace, et comme une solution technique au besoin de protection, d’organisation, et d’identification de la famille ou de la ville, d’une unité minimale de production, et constitue le résultat d’un travail familial et collectif.” Davuthea KEO.
Il existe 5 typologies de maisons faisant varier divers éléments: la forme du toit, la position de l’escalier, la présence d’une véranda et le nombre de colonnes de face et de profil. De manière générale la maison Khmer est toujours construite sur pilotis pour plusieurs raisons, et particulièrement car le Cambodge est un pays tropicale, donc souvent inondé. Les habitants considèrent insalubre une maison posée sur le sol, l’air ne pouvant circuler entre les lattes du plancher et cela permet de respecter la dualité terre-eau. L’escalier menant à la véranda ou bien à la pièce principale a toujours un nombre impair de marches ce qui interdit l’entrée des esprits malfaisants. Lire la suite »
Comme nous l’avions fait pour le Népal, voici nos quelques conseils et informations pratiques si vous prévoyez de vous rendre au Cambodge.
Nos déceptions : Sen Monorom, les étendues massacrées et déforestées, les lieux touristiques, et l’agressivité des Tuk-tuk (comme partout dans le monde).
Nos meilleurs souvenirs : Les paysages, les villages reculés du nord, l’accueil, le sourires des gens, la grâce des femmes.
Déjà 4 jours que nous squattons le KepLodge un ravissant petit hôtel surplombant la mer. L’ambiance est calme et agréable. Au programme de nos journées, piscine, billard, promenades, mise à jour des photos, et recherches sur le Laos. La région de Kep est désertée des touristes et loin des agitations de Sihanoukville.
Nous avons retrouvé d’autres tournemondistes Français qui comme nous profitaient du lieu pendant quelques jours avant de repartir. Un apéro s’est vite organisé, l’occasion d’échanger nos différentes expériences, et de prendre quelques bon tuyaux.
Déjà de retour à Kratié après un aller retour express à Sen Monorom dans la province de Mondulkuri à l’extrême Est du Cambodge.
Nous parcourons rapidement les 100 premiers kilomètres sur une route de bitume neuf. Les cents suivants, nous retrouvons la piste rouge. Au fur et à mesure que nous progressons la piste devient de plus en plus difficile. Nous mettons plus de 3 heures pour en venir à bout éreintés. Il est 14h, nous atteignons Sen Monorom. Nous avions lu tellement de bien sur cette région et cette ville que le résultat est loin d’être à la hauteur de nos espérances. Nous avions prévu d’y passer plusieurs jours pour profiter de le jungle et du village. Nous ne trouvons ni jungle ni village, juste une petite ville “moderne” sans charme et des étendus désertiques. Pas la peine de chercher une guest house sympa, notre choix s’arrête sur la moins pire. Le service et la qualité des restaurant de la ville est loin d’être à la hauteur des prix pratiqués.
Nous ne pouvons pas cacher notre sentiment d’avoir été trop vite dans le nord au profit de cette région bien moins intéressante. Nous décidons de repartir le lendemain pour profiter des rives du Mekong.
Cette fois nous prenons le temps de profiter de la route pour faire des photos et déjeuner dans le petit village de Snuol. Demain nous restons à Kratié pour aller voir les dauphins d’eau douce, et nous reposer au bord du Mekong. Les kilomètres en moto ne sont pas sans dégât pour nos postérieurs.
Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.
Retrouvez les photos directement sur Flickr