Inde - Notre Tour

NOTRE TOUR

Caste, toi tu pues !

18 décembre 2008 - à Sihanoukville 

Inde

On ne peut pas quitter l’Inde et le Népal, sans se poser des questions sur le système des castes.

A une époque où les anglais anoblissent Mick Jagger, alors qu’une usine se met en grève en france parce qu’un cadre n’a pas salué un des ouvriers, pendant qu’un noir accède à la maison blanche, et quand l’Europe voit sa fracture sociale augmenter, quel peut être le regard d’un occidental sur le système des castes?

Lame soeur de ta casteTrop de fois nous avons vu des coolies devoir céder leur place au coin du feu au profit d’un Sherpa, ou même se faire interdire une partie de carte avec nous. Bien qu’abolis en Inde, les formulaires de l’administration demandent encore de préciser son rang. Toutes les inégalités marquée de la rue nous laisse penser que rien n’a changé? Il en est de même pour la compartimentation des trains, et la séparation des guichets. Un autre exemple, cette publicité pour un site matrimonial indien qui vous assure trouver votre âme sœur de votre caste, le mariage mixte n’étant pas concevable.

Est-ce une façon de justifier tant de différences sociales? De déculpabiliser un indien bien né de se goinfrer devant tant de misère? Combien de temps faudra t-il pour que l’abolition des castes soit effective et réelle? L’exemple de l’apartheid n’a rien d’encourageant.

Mais quel jugement peut porter un occidental alors que les systèmes de santé, de retraites, d’éducation parallèle, ont la part de plus en plus belle dans notre civilisation? Est-ce que naitre dans une cité n’est pas une forme d’appartenance à une caste? Alors que dans ces pays les différences sont dictées par l’histoire et la culture, quelle est notre responsabilité dans la création de ses nouvelles formes de castes?

Les détails du Taj Mahal

9 décembre 2008 - à Agra 

Inde

Le Taj Mahal, hymne à l’amour. Terrible tombeau. Dernier écrin pour la femme tant aimée du Maharaja.
La perspective stricte du jardin emmène à une esplanade de marbre sur lequel semble flotter le bâtiment principal, le tombeau.
L’ensemble d’une immaculé blancheur lui confère un aspect irréel quasi fantomatique. Entièrement en marbre parfaitement blanc et incrusté de motifs en pierres semi précieuses. Le cercueil protégé des regards indiscrets est entouré d’un délicat moucharabié de marbre.
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DSC_2355 Le  tombeau est encadré par deux bâtiments de grès rouge aux incrustations de marbre.
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Après une pause à Delhi

8 décembre 2008 - toujours chez Antoine 

Inde

Après huit jours passés à Délhi ou plutôt à Gurgaon, pôle économique de la capitale indienne et surtout lieu de résidence d’un ami, ils est temps pour nous de reprendre la route. Pas facile de quitter le luxe que nous offrait Antoine, pour retrouver les Sleeping Class des trains indiens.

Pendant cette semaine, nous avons profité des conforts de la vie occidentale. Lit avec draps, DVD, Vin rouge, cuisine française, chauffeur et voiture climatisée, internet,  bars branchés… Le retour à la vie de routard va être violent, mais toutes les bonnes choses une fin. Nous avons également profité du chauffeur pour visiter Delhi et rayonner autour. Nous avons entre autre été jusqu’à Agra pour voir le Taj, à Jaipur, ou encore dans la resplendissante Pushkar.

Outre toutes les raisons  précédemment citées, ainsi que le plaisir de voir Antoine, c’est le climat tendu de l’inde suite à la vague d’attentats et les évènements en Thaïlande, qui nous ont poussés au repos pour déterminer un nouvel itinéraire et gérer tout l’administratif. Nous ne passerons pas Noël sur une plage de Thaïlande mais sur une plage du Cambodge. Nous espérons qu’une fois notre tour de la région de l’Indochine fait, la situation en Thaïlande se sera amélioré et nous permettra de visiter le pays sans risques.

Demain, quinze heures de train nous attendent pour rejoindre Varanasi. De là nous rejoindrons toujours par voie ferroviaire Calcutta où nous attend notre avions pour Bqngkok, liaison vers le Cambodge.

En descendant de la montagne

5 décembre 2008 - Chez Antoine à Delhi 

Inde

Confortablement installés dans notre bus, la ville de Katmandou s’éloigne. Nous voila partis pour de nouvelles aventures en direction l’Inde.

La route serpente devant nous. Petit à petit, de manière sensible nous observons le changement de paysage puis de pays. A  flanc de montagne notre bus roule au milieu des bananiers fleurs géantes et autres arbres inconnus et fantastiques appartenant à la Jungle Népalaise. Nous franchissons les dernières montagnes avant les plaines. Les visages changent. Même si le Népal est un pays Hindouiste, le pays reste un équilibre entre les Hindouiste et les Bouddhistes. Ces derniers sont en majorités les Sherpa, qui sont issus des Mongoles et des Tibétains. Les Hindouistes sont originaires de l’Inde. Plus nous nous éloignons de Katmandou plus nous voyons de saris multicolores et de visages Hindous. La route s’étire maintenant en un long ruban. Les cultures en terrasses laissent place à de petits champs. Les femmes en saris; serpes à la main font les récoltes. Le dal du déjeuner est déjà plus épice. La circulation se densifie, la poussière se lève vite sur le côte de la route, maintenant bordées d eucalyptus. Les vaches sacrées commencent a faire leur apparition.

Voila la frontière au milieu d’une très longue file de camions. Nous la passons à pied, laissant derrière nous le calme de la montagne. Après trois heures de taxis collectif (très collectif) nous voila à Gorakpur. Il est 21heure notre train de minuit vingt arrivera avec 4h15 de retard. Longue et pénible attente.

Obtenir son visa Indien à Katmandou

4 décembre 2008 - chez Antoine à Delhi 

Inde

Partout dans le monde les ambassades d’Inde sont celles qui ont les plus mauvaises réputations. Et bien celle de Népal a tenu ses promesses, une semaine, 5 visites, 60 euros, et plus de 20 heures d’attente pour obtenir nos deux visas.

Le service des visas est ouvert de 9h30 à 12h tous les jours de  la semaine, mais pas la peine d’arriver après 10h, les chances de passer sont minimes, et ne comptez pas sur votre sourire, c’est pas l’amabilité qui les caractérises.

La procédure est la suivante :

  • Venir un premier jour pour remplir et donner un petit formulaire. ECRIRE EN NOIR
  • Le reçu, vous donne le droit de revenir 5 jours ouvrés plus tard pour remplir un grand formulaire. Pendant ce temps la ils ont eu le temps d’enquêter sur vous auprès de votre ambassade de votre pays d’origine. Seul une photo d’identité et 30 euros sont requis.
  • Si toutes les conditions sont remplies, vous êtes invité a venir retirer votre visa la même après-midi à 16h30.

2 visites supplémentaires ont été nécessaires pour nous, étant arrivés à 10h30 le premier jour, et l’ambassade à Paris n’ayant pas renvoyer mon formulaire.
Bon courage ;-)

Les outils

 

Google Map: Inde - Obtenir son visa Indien à Katmandou

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

Retrouvez les photos directement sur Flickr