Les maisons Népalaises sont très rudimentaires, oubliant toute notion de confort. Cependant d’une maison à
une autre nous retrouvons la même organisation de l’espace et la même utilisation d’objets traditionnels. Les maisons que j ai pu observer sont dans les montagnes au nord, donc à majorité Sherpa. Les Sherpas, haute caste Népalaise sont des Bouddhistes d’origine Mongole et Tibétaine.
La maison est composée d’une pièce principale. Dans les maisons aisées il peut y avoir une chambre commune attenante. A moindre altitude les murs extérieurs des maisons sont en planches de bois, plus haut, ils sont en pierre. Le sol est fait des grandes planches ainsi que les cloisons intérieures. Il n’existe pas de salles de bain, ni de toilettes. C’est dans la rivière pour la douche, ou le robinet commun du village. Pour les toilettes c’est dans une cabane… Lire la suite »
Nous sommes toujours à Katmandou depuis notre retour de trek. Dès le lendemain, nous nous sommes préoccupés de faire nos visa indiens. Nous avons déposé à l’ambassade un formulaire pour avoir le droit à un autre formulaire et le droit de revenir le déposer cinq jours plus tard.
Nous profitons de ces quelques jours pour visiter doucement la ville et farfouiner dans les boutiques de Thamel. Nous prenons le temps aussi de faire une critique gastronomique de tous les restaurants de la ville et de les comparer à celles du Lonely Planet.
Par chance nous avons trouvé un grand nombre de librairies proposant des livres et des journaux français. C’est toujours agréable de trouver des connexions avec la France.
Avant hier nous avons diné chez notre guide et demain nous sommes invités par le responsable de l’agence de trek. Demain nous prenons nos tickets de bus pour rejoindre la frontière indienne le 26 novembre et arriver à New Dehli le 28.
Notre programme est de descendre le Gange jusqu’à Calcutta ou nous attendra le 15 décembre notre avion pour Bangkok.
Voici quelques informations pratiques en vracs qui pourront peut être vous aider à préparer votre trek dans l’Himalaya :
Sita Chuchura Treks (PVT) LTD.
Mr Danu Sherpa (Everest summiteer)
Email: treks@thakuri.wlink.com.np
Telephone: 4-481288
Mobile: 9851065902
Le premier jour est un enfer. Les chemins sont saturés, voir impraticables. Nous nous hâtons de dépasser l’aérodrome de Luckla afin d’y retrouver des chemins plus calmes.
Étapes après étapes nous avalons les kilomètres en direction de Jiri, que nous devrions atteindre dans sept jours. Nous sommes en pleine forme et nous marchons bon train. Pourtant le chemin est épuisant, une véritable montagne Russe. Nous franchissons montagne après montagne. Les paysages sont superbes. Il y a beaucoup de villages, on y retrouve l’ambiance chaleureuse de Rolwaling Valley. Les gens y sont bien agréables et les touristes très sympathiques. Les soirs dans les lodges nous font oublier les kilomètres de la journée. Les paysages sont très varies, nous passons par des massifs de bambous, des fleurs géantes, des bananiers, du maquis, et par des cultures en terrasse. On traverse des forets de sapins immenses recouverts de grandes franges de mousses et de lichens, leurs donnant un aspect fantastique.
Le cinquième jour, rien ne va plus! Les nouilles au cafards et œufs pourris ne nous réussissent pas du tout! La marche se transforme en véritable calvaire. A grande peine nous nous hissons en haut de notre dernier col. Nous sommes contraints de rester au col, impossible de boucler l’étape du jour. Le lendemain, encore éprouvés nous repartons, direction Bandhar. Nous apprenons qu’il y a un bus direct pour Katmandou, nous évitant le dernier jour de marche jusqu’à Jiri. C’est bout de force mais pas sans regret que nous arrivons à Bandhar. Il était temps!
Le lendemain nous quittons Bandhar par le bus de 6 heures. Le bus n’est pas en meilleur état que celui de l’aller: sièges défoncés, pas de place pour les genoux, pneus uses jusqu’à la corde, et pas d’amortisseurs. La piste est plus que chaotique, et le bus plein à craquer. La première roue crève au bout de 10 km. Notre voisine ne tarde pas à être malade, et rapidement imitée par d’autres. Trente minutes avant Katmandou on a même droit à la panne d’essence! on est dégouté… Au total 16 heures d’enfer dans le bus du “Salaire de la Peur” avant de rejoindre enfin notre hôtel.
Après un bon diner et un verre de vin, nous nous glissons avec bonheur dans nos draps!
Nous passons une nuit agitée sous la falaise de Tesi Lapcha, secouées par le vent. Le matin nous mettons du temps à préparer notre thé. La glace met du temps à fondre. Nous ne sommes pas au bout des difficultés, il faut encore redescendre. La première partie, nous la descendons en rappel. Nous traversons une dernière partie neigeuse pour retrouver les éboulis de pierres, puis les chemins de terre escarpés. La descente dure six heures. Ce dernier effort est pénible et finalement ces chemins ont raison de Nathalie, le porridge du matin ne passe plus du tout…
Nous arrivons vers 16 heures à Thame, où nous attend la douche chaude tant attendue depuis 10 jours. Quelle déception! On grelotte sous la douche, mais au moins on est propre. Ce lodge est agréable et nous permet de varier notre menu. Vu les nuages et notre fatigue nous prenons un jour de repos.
Le matin nous marchons jusqu’au village avant la passe de Gokyo, Renjo Pass 5380m. Le village manque d’intérêt pour que nous y passions une journée de repos avant le col. Nous tentons le coup dès le lendemain. L’ascension est longue mais bien moins technique que Tesi Lapcha. Après cinq heures et 1000 mètres de dénivelé, nous voila au sommet. Le spectacle est éblouissant, d’ici nous pouvons contempler l’Everest et toutes les cimes qui l’entourent. Hypnotisés par la beauté et la stature de tout ces monstres, nous ne pouvons redescendre tout de suite. Nous déjeunons sur l’arrête. Après trois heures de descente abrupte, nous arrivons à Gokyo. Le village surplombe un lac turquoise… C’est splendide ici. Notre chambre donne directement sur le lac. Encore une merveille de la nature. Nous y passerons la journée suivante à contempler avant de redescendre sur Namche Bazar.
La descente depuis Gokyo n’a fait que confirmer notre choix d’écourter le périple dans le Khumbu. Nous n’irons pas au Kalapathar ni au camp de base de l’Everest. Les chemins sont des autoroutes surchargés des même vacanciers que l’on croise à Palavas les flots. Ils viennent s’approprier un peu du prestige de l’Everest. L’ambiance est proche des remonte-pentes de Superbesse. Les villages familiaux sont bien loin. Ici que des Lodges et des Népalais attendant le porte monnaie des touristes. Nous mettons deux jours à rejoindre Namche. Ici nous retrouvons un peu de confort et une vrai douche chaude. D’ailleurs nous partageons notre hôtel avec des Japonais venus en hélicoptère pour admirer la star locale, l’Everest. Il n’est même plus nécessaire de faire le moindre effort pour voir le toit du monde!
En route depuis 3 septembre 2008 pour notre voyage autour du monde de 13 mois.
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