Océanie - Notre Tour

NOTRE TOUR

Derniers jours dans le pacifique

14 mai 2009 - dans notre Hôtel à Santiago 

Nouvelle Zélande

Dernière étape avant l’Amérique du Sud, les Coromandel, une petite presqu’île proche de Aukland. C’est aussi notre point de rendez-vous avec Caro et Cédric nos amis de voyages que nous croisons régulièrement depuis le Cambodge.

Nous parcourons donc la région à deux voitures. Ce coin de la nouvelle Zélande est encore très sauvage. Nous passons l’essentiel de nos trois dernier jour dans le pacifique à profiter de la côte, de ses paysages de fou et de ses plages désertes battues par le vent. C’est dernières viennent se classer sans problème dans le top des plus belles plages. Face à l’océan, on a des collines vertes et des moutons à perte de vue. Le soleil, est au rendez-vous, en témoignent les photos. Nous passons les dernières soirées à faire des BBQ emmitouflés jusqu’aux oreilles, et à refaire le monde. Pour exemple hier soir, nous nous sommes enfilé, à 4, 2kg de bœufs, d’une tendresse exceptionnelle. Et tout ça pour moins de 10 euros !

Aujourd’hui nous sommes le jeudi 14 Mai, et mieux vaut s’être réveillé du bon pied, car ça fait 2 fois que nous vivons cette journée ! En effet, après un bref passage par Auckland pour nous receuillir sur l’Eden Park, nous avons décollé à 16 heures, pour arriver à Santiago après 12h de vols, un couché, et un levé de soleil, ce même jeudi à 11h… On a remonté le temps ! Il nous faudra bien une nuit de repos dans la capitale chilienne, avant de prendre le bus et tracer demain vers Buenos Aires chez Romain et Fanny (23h de trajet). Soyez sans crainte, nous avons bien révisé, notre espagnol est au top !

Rotorua, la ville qui pue

11 mai 2009 - dans un café de Rotorua 

Nouvelle Zélande

Partout au loin, nous voyons des fumeroles. Ce ne sont pas des centrales nucléaires, mais bien l’activité géothermique de cette région. Ici, les lacs fument, les flaques frémissent, et la boue boue (Vous avez noté le jeu de mot ?). C’est ainsi que sont les jardins municipaux et le lac de la ville de Rotorua. Et tout ça dans une sombre odeur d’œuf pourri. Cette odeur indispose Nathalie qui refuse de déjeuner des œufs brouillés face au lac. Nous choisissons un restaurant pour déjeuner local : burger frite. Depuis l’Asie, notre régime alimentaire à quelque peu changé. Le burger a remplacé le curry, et les frites, le riz. C’est important de vivre local. C’est notre philosophie de voyageur.

Il y a même des geysers qui crachent à plus de vingt mètres de haut. Le problèmes c’est que tout c’est geysers sont enfermés dans des parc privés aux tarifs élevés, et vu l’odeur nous nous passerons du World Disney local. Certains proposent même des thermes naturels. Nathalie déclare : “Si c’est pour avoir la même chose que quand on pette dans son bain, non merci” !

Sur ces belles paroles nous décidons de partir en direction de l’océan à la chasse aux pingouins taquins. En plus, contrairement au reste de tout le pays, à Rotorua, toutes les richesses naturelles sont privatisées et font l’objet d’attractions pour touristes.

La féérie des volcans du Tongariro

10 mai 2009 - dans un café de Rotorua 

Nouvelle Zélande

Le parc du Tongariro est réputé pour être le théâtre du film “Le seigneur des anneaux”. Nous étant endormis devant, nous ne sommes pas en mesure de dire dans quelles scènes. Le lieux est superbe. Nous sommes au milieu des volcans, fraichement enneigés.

D’ailleurs nous démarrons la randonnée sous la neige, mais nous sentons que le soleil n’est pas loin. On avance sous une percée de ciel bleu. Le vent disperse les flocons de neige des nuages voisins, saupoudrant ainsi notre chemin. Même si l’air est frais, c’est très agréable, bien plus que la pluie qui nous avait été annoncée. Le paysage est éblouissant. Nous marchons au milieux de bruyères, et d’herbes dorées, ondulants et brillants sous le vent. C’est féérique, on comprend le choix du metteur en scène. Il ne manque plus que les elfes.

Après deux heures de marche, nous débouchons sur notre objectif, le haut d’un cratère et son lac émeraude qui paresse en son centre. C’est magnifique. Et comme la chance nous suit depuis Saint Petersbourg, le soleil nous laisse le temps de prendre quelques photos.

Nous entamons la redescente, sous des éléments un peu moins cléments. Cette fois le vent et ses cristaux de glaces nous cingle de pleine face, et ralenti notre marche. Au fur et à mesure que nous progressons le chemin se blanchit. Nous aussi, nous sommes bientôt tout blanc. Encore une fois, les chemins tracés par les DoC sont remarquables. Nous arrivons exténués à notre voiture. Après un déjeuner tardif, nous prenons la route pour Rotorua.

Passage sur l’île du Nord

8 mai 2009 - dans le Tongariro National Park 

Nouvelle Zélande

Nous continuons notre route pendant trois jours, en passant des paysages côtiers, aux routes montagneuses escarpées, aux étendues de pâtures, jusqu’aux fiords du nord de l’île, les Marlborough Sound. La côte est taillée comme de la dentelle. On ne sait jamais si l’étendue d’eau que nous longeons est un lac, ou la mer. Les aires des campements que nous trouvons sont toujours très paisibles et le plus souvent au bord de l’eau. Nous avons de la chance, le soleil ne nous quitte pas, jusqu’à mercredi ou il pleut des cordes.

Nous anticipons notre traversée d’une journée vers l’île du nord. Nous embarquons en début de soirée à Picton, une petite ville portuaire sans le moindre intérêt à part ses pubs. Nous nous éloignons doucement du port et nous commençons à compter les premiers malades. Fières d’être encore debout nous nous offrons une petite bière en ricanant, ‘on va leur montrer comment on contre-gite nous!’. Nous ne la finirons pas. Passé l’abris des fiords, le gros ferry se cabre d’avant en arrière, dans un long roulis. Les gerbes d’eau viennent s’écraser sur les fenêtre du troisième pont. Dehors, c’est le noir complet, on ne peut pas lutter. On est secoué dans une boite de conserve géante. Nathalie disparait rapidement. Elle sortira des toilettes une fois le bateau amarré, blanche comme un linge pour retrouver Rémi agrippant son fauteuil tout en serrant les dents. Et dire qu’en temps normal c’est idéal pour faire des photos.

Epuisés, nous sortons rapidement de Wellington pour trouver un endroit plat pour y poser notre Van. N’importe où, pourvu que nous dormions.

Le lendemain, un peu plus frais, nous retournons à Wellington pour visiter cette charmante petite ville. Le matin nous visitons Té Papa, le musée d’histoire de la Nouvelle Zélande. Nous voyons nos premiers kiwis, mais empaillés, dommage. Encore une fois, nous apprécions, la qualité et la richesse du musée. En plus c’est gratuit. Ils sont fort ces kiwis. Nous arpentons ensuite la rue principale, Cuba St, pour nous offrir un bon déjeuner. Sans surprise, cette ville est très Anglos saxonne. Pub, mini-jupes, fish’n‘ships, musique, tout y est.

Nous quittons  la ville en fin de journée pour trouver un campement, et nous reposer avant d’attaquer la longue route  vers les volcans du centre, le Tongariro National Park.

Nous y sommes ce soir, et il pleut. La météo des jours à venir ne sont pas plus prometteurs. Nos derniers jours avant l’Amérique du sud le 14, seront humides.

Le long de la côte Ouest de l’île du Sud

5 mai 2009 - à Westport 

Nouvelle Zélande

A l’origine nous voulions grimper en haut de glacier Franz Jozeph, mais renseignements pris auprès d’une agence de guides locaux, nous renonçons. Nous y voyons l’attrape touriste. Nous choisissons de monter par nos propres moyens jusqu’au pied des glaces. Nous nous étions pas trompé, nous retrouvons des groupes entiers suivant les traces de leur guide. Nous les voyons progresser sur le glacier sur le chemin tracé et battu quotidiennement par une centaine de touristes. C’est sans regret que nous restons sur la moraine.

Nous reprenons la route vers le nord après un rapide déjeuner. Comme chaque soir nous trouvons un emplacement pour poser notre maison. Les DOC (Department Of Conservation) ont prévu à cet effet des centaines de lieux dans tous le pays sur les plus beau sites. Ceux sont des lieux basiques  peu fréquentés et donc restés sauvages. Souvent en bord de mer ou d’un lac. Du coup pas de blocs sanitaire et compagnie, ca vaut bien un lavage de cheveux au robinet d’eau froide dehors. C’est aussi les DOC qui s’occupent de tracer tous les nombreux sentiers. Nous sommes régulièrement épatés du travail qu’ils font.

La route de la cote ouest est réputée pour être une de plus belle du monde. C’est un régale. Nous dévorons les kilomètres sans dépasser les 60Km/h tellement nous en prenons pleins les yeux. Nous pourrions rouler comme ça des jours entiers si nous étions pas retenu par la consommation d’essence. Les rivages du pacifiques sont impressionnants. Un coup des falaises, un coup une plage mais toujours le bleu et les rouleaux du pacifique. L’océan sur le gauche et les sommets enneigés sur la droite. De temps en temps nous stoppons pour une petite marche au travers une foret humide qui nous amène sur des plages désertes. Et les plages ici s’étendent sur des Km et des Km. On guette toujours les pingouins et les phoques qu’on nous promet, mais ils sont toujours à la pèche on dirait.

Les outils

 

Google Map: Nouvelle Zélande - Le long de la côte Ouest de l’île du Sud

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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