Océanie - Notre Tour

NOTRE TOUR

A l’assaut du mont Fox

3 mai 2009 - dans un camping de Westport 

Nouvelle Zélande

Pas de voiture pour aujourd’hui, on a trouvé un sentier qui devrait nous emmener au sommet du mont Fox. En réalité il n’est pas bien haut, mais les différents guides nous promettent une ascension de huit heures. 1000 mètres de dénivelé à monter puis à redescendre dans la journée.

Le soleil est au rendez-vous mais malheureusement nous n’en profiterons pas beaucoup. Nous nous engageons sur le sentier sous une jungle d’une rare densité. Nous ne voyons pas un coin de ciel bleu. On zigzague sous des fougères géantes, des arbres dégoulinant de mousses, en bruit de fond de drôles de bruits d oiseaux jamais encore enregistres ceux la. Par contre il y a un petit curieux qui nous suit et va presque se poser sur nos chaussures, il sera relaye par un autre et ainsi de suite, tout le long.

Comme prévu le chemin est difficile et monte apique. Le genre de chemin qui ne se monte pas sans les mains et qui prend bien plus de temps à descendre qu’a monter. On a l’impression d’escalader une racine géante. Chaque pas est une prouesse d’équilibriste. Le moindre écart, et c’est la glissade assurée ou de la boue jusqu’au genoux. Remarque, on en a déjà jusqu’aux chevilles. La temps de redescente nous inquiète et nous hâtons le pas toujours un peu plus. La jungle n’en finit pas. Impossible d’évaluer où nous en sommes. On attend avec impatience le sommet pour enfin découvrir le paysage.

Et c’est finalement au bout de 2h30 que nous débouchons sur le sommet. Un panorama à 360°. La récompense est immédiate. Le paysage est sensationnel. La mer, les champs, les montagnes, les forets, les rivières, les glaciers, tout y est.

Nous déjeunons rapidement avant d’entamer la descente. Il est inconcevable de terminer dans la pénombre. Et bien qu’exténué nous dévalons les 1000 mètres en 2h30 aussi. Nous arrivons à bout de force mais satisfait de notre performance. Pour fêter ca, rien de mieux qu’une bière et des frites dans un pub local. Le résultat se fait sentir dès le lendemain matin. On se déplace comme des canards et il n’est plus question de faire la moindre flexion. 2 jours de courbatures intenses. On privilégiera la voiture.

Des Milford Sound à Queenstown

1 mai 2009 - à Franz Joseph glacier 

Nouvelle Zélande

Comme prévu nous profitons d’une accalmie pour nous précipiter à bord d’un bateau qui va nous emmener faire le tour des fjords. A notre grande surprise, ce n’est pas que du fromage blanc onctueux, mais des montagnes aux tailles dignes de ce nom qui plongent droit dans l’océan pacifique. Le spectacle est époustouflant. De chaque versants coulent des cascades de plusieurs centaines de mètres de haut et se précipitent avec fracas dans la mer. On ne se lasse pas du spectacle. Malgré le froid, le vent, les embruns, les 90 minutes de croisière nous semblent trop courtes. Nous retrouvons la terre ferme et notre maison sur le parking. Nous la déplaçons à quelques kilomètres de là en espérant voir une éclaircie. En vain.

Le lendemain, il n’y a pas d’éclaircies en perspective. Notre seule solution, tracer vers le nord en direction de Queenstown. Une charmante station de ski aussi chaleureuse qu’il y fait froid. On se laisse rapidement attirer par les vitrines des magasins de la ville. C’est l’occasion pour Rémi de renouveler ses chaussures. Huit mois sans en changer ça laisse des traces, et surtout des odeurs. Nathalie est soulagée. On lui rachète aussi des lunettes de soleil qu’il avait perdues en Nouvelle Calédonie. On a même trouvé une marque française chez un commerçant qui nous a accueilli en Français en nous voyant rentrer. Et nous nous offrons deux pantalons de pluie parce qu’ici c’est vital. Et puisque c’est la fête de la carte bleue, Nath se paye un coiffeur. La coiffeuse ne fait pas dans la dentelle, 20 cm. Rémi ne s’achètera pas de maillot des All Blacks, les tailles vont du L au 5XL. Entre les Maoris et les mangeurs de fish’n’ ships, il n’y a pas beaucoup de place pour les petits maigrichons.

Nous emmenons la maisons à quelques kilomètres de la ville pour y passer la nuit. Le lendemain nous faisons un trek à travers les massifs de la région, croisons les premiers flocons de neige de la saison et finissons la journée dans un Pub. Nos goutons aussi aux plats locaux. Le fameux fish ‘n’ ships… De peur de ne pas digérer la panure des poissons nous optons pour un hot-dog. Malheureusement, le hot-dog est aussi sur-frit. Nous ne venons pas à bout de nos frites. Il faut au moins ça pour résister aux températures extrêmes. D’ailleurs nous avons appris à distinguer les New-Zélandais des touristes. Le premier est en short et tee-shirt alors que le dernier est emmitouflé jusqu’aux oreilles. Ici, il n’y a pas de saison à la mini-jupe et au débardeur. Chaque jour est une bonne occasion. Nous avions croisé un New Zélandais torse-nu dans les hauteurs du Népal. Nous aurions du aussi nous en douter.

Le lendemain nous quittons cette magnifique ville pour continuer vers le nord à l’assault des glaciers.

En nouvelle Zélande et même pas la tête en bas

30 avril 2009 - dans le pub de Queenstone 

Nouvelle Zélande

Comme à notre habitude, nous arrivons sur place les mains dans les poches. Mais à Christchurch, tout est différent. Nous sortons de l’avions à 22h10, à 23h30 nous étions bordés sous une grosse couette. Bien que rigoureuses les formalités d’entrées sont efficaces et rapides (note : laver ses semelles de chaussures avant, aucune poussière étrangère ne doit venir perturber l’écosystème endémique). Nous trouvons facilement hôtel, navettes et toutes les cartes et guides touristiques nécessaires à notre road trip. Pas la peine de s’encombrer d’un Lonely Planet.

Nous l’avions redouté, mais à ce point la! le choc thermique est violent. Il fait 5°, soit 30° de différence. Cependant ce matin nous découvrons un soleil d’hiver délicieux. Le bleu du ciel est intense et les couleurs impressionnantes.

Nous récupérons vite notre maison à roulettes. Une fois les quelques courses faites nous mettons le cap au sud en espérant voir les pingouins de Dunedin. On se contentera des paysages magnifiques, les pingouins sont à la pêche et les éléphants de mer font la sieste. Nous allons jusqu’à l’extrême sud pour se rapprocher un peu plus du bout du monde et de l’antarctique. On découvre un pacifique battu par les vents, des falaises sauvages, des villages perdus, encore des paysages incroyables et des moutons tout partout. Chaque couché de soleil est une fête, et les aurores parviennent à nous sortir du lit… C’est dire ! Notre maison sur roulettes nous emmène partout. Le soir, notre seul pré-requis est la beauté du lieu. On a jamais trop de mal à trouver. La nuit, nous nous fourrons sous 4 édredons, pour s’endormir au chaud sous les étoiles.

Aujourd’hui nous sommes aux Milford Sound, les fjord du sud, mais il pleut à verse depuis cette nuit. Nous avons trouvé refuge dans un confortable salon de camping qui s’est transformé pour la journée en salle de jeux. Nous attendons de savoir depuis ce matin, une petite fenêtre météo pour embarquer pour notre croisière autour des fjord.

La nouvelle Zélande est le meilleurs exemple d’un tourisme totalement maitrisé. Tout est fait pour respecter le coté sauvage des lieux. Et bien que touristique, nous ne souffrons jamais de la proximité de d’autres backpackers. Il y a suffisamment de beautés pour ne pas se marcher sur les pieds. Par contre il n’y aucune connexions wifi, donc les articles viendront avec un peu de retard.

PS : Quelqu’un peut nous dire dans quels sens tourne le tourbillon de la baignoire? On veut vérifier ce qu’on nous a appris depuis des années. C’est pas tous les jours qu’on est dans l’hémisphère sud.

Home, sweet home, en Nouvelle Calédonie

29 avril 2009 - dans un pub de Queenstone 

Nouvelle Calédonie

Nouméa un petit gout de France sous les tropiques. Tout le monde se dit bonjour dans la rue, les gendarmes sont en short, c’est peut être ça la différence.

Après les formalités d’usage pour rentrer sur le territoire français, les plus longues entre nous soit dis, nous retrouvons avec émotion cet ami d’enfance de Nath, Rico, qui habite à l’autre bout du monde. Il faut au moins un tour du monde pour aller lui rendre visite. C’est l’occasion pour nous de rencontrer enfin son amie Laure.

Une fois les embrassades passée, pas le temps de souffler, ils nous embarque pour 3 jours de camping au nord de l’île. C’est un des plus beau coin de la  grande terre. Encore des paysages qui n’ont rien à voir avec ce qu’on a déjà vu. Des montagnes tombant à pic dans la mer, des pins colonnaires, une végétation hors du commun, on est vraiment dans un autre monde. C’est le seul endroit au monde où a survécu la végétation datant de l’ère préhistorique. La pluie ne nous permet pas d’admirer le bleu du lagon, c’est pas grave, le dépaysement est bien présent, et les paysages nous sidèrent. Au programme, BBQ, Kayak de mer, vin français, rigolade, cascade et toboggans naturels. Un WE de pâque pas comme les autres…

Le mardi, nous prenons le temps de nous reposer avant d’embarquer mercredi pour l’île des pins. Il parait que c’est l’un des plus bel endroit du monde… Et ben c’est vrai. Nous ne sommes pas déçu bien que le temps ne soit toujours pas de la partie. D’abord, il y a des plages de sables fin et blanc encore plus fin et plus blanc que sur les photos. Il y a des piscines naturelles avec des poissons plus colorés que ceux des aquariums. Il y a des arbres qu’on ne trouve pas au jardin botanique. Et les totems, sont encore plus vrai que ceux du quai Branly. Vous l’aurez compris, on a bien aimé l’île des pins. Le détour vaut le coup d’œil, quitte à se fâcher avec son banquier.

Nous rentrons sur Nouméa vendredi, et vendredi soir, c’est kava sur la plage pour le couché de soleil. C’est la boisson traditionnelle des Kanaks à base de racine. Elle a la particularité d’anesthésier la bouche et la gorge et de ne pas être franchement bonne. Dans cet endroit roots, méconnu des blancs, quelques Kanaks nous distille un bon jazz reggae.  Nous terminons la soirée à la Bodega, le point phare des nuits à Nouméa.

Après longue soirée, s’ensuit forcément un brunch tardif avant de prendre la voiture pour le campement du WE. Enfin le soleil est au rendez-vous. Les couleurs sont fortes et intenses. On comprend que tous les photographes rêvent d’immortaliser ces paysages. Ca a du bon le trou dans la couche d’ozone.

C’est aussi pour nous nos derniers cocotier, nos dernières plages, nos dernières baignades, derniers coups de soleil, mais aussi nos DERNIERS MOUSTIQUES! C’est ce qui nous manquera le moins. De véritables carnassiers. Nous savourons ces instants avant le froid de la Nouvelle Zélande, en profitant du catamaran de Rico les deux jours jours qui nous restent avant de prendre notre avion Mercredi.

Encore un grand merci à Laure et Rico. D’ailleurs nous avons largement apprécié le pain d’épice dans l’avion qui ne servait pas de diner, et pour une dorade ce n’est pas acceptable.

Deux jours en Australie

20 avril 2009 - chez Eric et Laure à Nouméa 

Australie

On fait une escale prolongée à Sydney entre Bali et Nouméa. On nous a dit que Sydney c’est comme le cochon, tout est bon. Nous choisissons au hasard une guest house dans le quartier de Kingcross. On a un petit studio tout équipé. Et les prix étant ce qu’il sont en Australie, nous profiterons de la gazinière pour se faire un régime de pates au gruyère pendant ces 2 jours.

Le quartier ne nous déçoit pas, ambiance de quartier à l’anglaise. Nous passons les deux jours à parcourir Sydney de long en large avec nos petits pieds. Nous commençons par le botanique Garden évidemment. Ici, à la place des pigeons léprosé, il y a de magnifique aras blancs à la crête jaune qui viennent picorés des crackers dans la main. Les pic-nics sont bien plus chic que sur le champ de mars. Déjà il n’y a pas de crottes de chien, la pelouse est dense et verte, les nappes sont blanche et les flutes à champagne sont de rigueurs.

Cette ville ce visite aisément à pied. On passe d’un quartier à l’autre d’une attraction à une a une autre et d’une expo au fameux opéra. Cette ville est extrêmement agréable, et contre toutes nos attentes, les australiens aussi. Nous avions pourtant des aprioris, suite à quelques rencontres en Asie du Sud Est. Monsieur Patate s’est même fait des copains.

Ce petit gout de l’Australie, nous a donné envie de  revenir pour en voir un peu plus. Encore une destination qui s’ajoute à la déjà trop longue liste des pays à faire ou à refaire.

Les outils

 

Google Map: Australie - Deux jours en Australie

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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