Don Det ou le paradoxe du « Back-Packer » - Notre Tour

NOTRE TOUR

Don Det ou le paradoxe du « Back-Packer »

17 janvier 2009 - à Savannakhet 

Laos

C’est à l’occasion de notre séjour sur l’île de Don Det que nous avons pu affiner notre étude sur une espèce en voie de prolifération, le Back-Packer.

  • Le back-packer veut manger local, mais se rue sur la première “French Bakery” tenu par un hollandais.
  • C’est ces même back-packer que nous avions croisés au marché de nuit de Pekin pour pouvoir dire: “oui bien sur, j’ai mangé des insectes”.
  • Les Springles est la denrée la plus vendu à travers le monde. Parce que deux mois sans springles, pour un back-packer c’est dur.
  • Le back-packer tient des discours contre la consommation de masse et le marketing, mais ne voyage pas sans son ipod.
  • C’est aussi pour s’ouvrir au monde que le back-packer garde son casque apple sur les oreilles.
  • Le back-packer connait le cour de la bière de tous les pays du monde.
  • Le back-packer a les cheveux sale et marche pied nu, ou en Birkenstock (les claquettes orthopédiques),parce que ca fait cool.
  • Pour attirer un back-packer dans un restaurant il faut diffuser du Ben Harper, très fort, et encore mieux proposer sur sa carte des Happy Pizza.
  • Le back-packer attire le back-packer
  • Il y a des hotels special back-packer avec des chambres sales, car le back-packer dort partout.
  • Des bars back-packer avec des cocktails dans des bockets (petit seau) car le back-packer aime faire la fête et n’a pas de limites…

A chaque lieu touristique que nous croisons, nous pouvons nous empêcher de projeter et imaginer ce lieu 10 ans plus tard.

Comment sera Don Det dans 10 ans? La concentration de bungalow sur cette île à déjà de quoi faire pâlir les constructions de la Grande Motte. Sihanoukville remplacera-t-il Ibiza? Y aura-t-il un Starbuck café à Namché Bazar?


5 messages pour “Don Det ou le paradoxe du « Back-Packer »”

  1. choubidou

    Tres belle étude sociologique! Continuez… en Australie vous verrez de beaux spécimens egalement! Bisous.

  2. mum

    les « back packer », ont une nouvelle ile qui va leur etre ouverte, ces grillons aux instincts grégaires et communautaires , et consuméristes à leur façon, pourront se répendre à leur aise , mais sans s’éssaimer de par le monde.
    Une belle ile tout propre avec un environnement et commodités à la hauteur de leur instinct d’indépendance et d’aventure sur une grande ile à l’est …de Cuba, cet endroit faisant place nette.
    Pour la musique , des micros sont déjà en place , ils n’auront que le choix , pour leur divertissement favori se souler à mort pour démontrer s’il le fallait que rien ne vaut grand chose , pas même leur tronche au petit matin ,pour la boisson; des bockets , un par « chambre » sont toujours en place , suffit de ne plus confondre avec leur usage d’origine . Pour le look obligatoire et appartenance ethnique : no soucis , il n’y a pas de douches ou commodités .
    Pour les repas les hamburgers disponibles avec fourmis grillées pour la couleur locale.
    ils seront tous parqués ensembles, loin des belles iles comme Don Det, en voie de disparition par la nuisance de la prolifération de cette race tenace de grillons « back packer » qui font aisément le tour du monde, et le business avec.
    UN BON GESTE, SAUVONS LA PLANETE!
    vos photos font réver…et votre journal avec, bravo les deux plus formidables escargots globe trotter, (ben vouiii, il n’y a que les escargots qui se baladent avec leur maison sur le dos).
    gros bisoussss

  3. Escale à Vang Vieng - Notre Tour

    […] pensions avoir tout vu du back-packer à Don Det, mais Vang vieng bat tous les records. Nous avions longtemps hésités à nous rendre dans cette […]

  4. OuzoNico

    Autre point de l’étude :

    Les backpakers sont toujours de mauvaise humeur et adorent critiquer les autres backpackers, se disant les seuls à savoir comment vraiment bien voyager !

    :-)

  5. Thibault

    Quand on voyage depuis un bout de temps et qu’on prétend donner des leçons aux autres touristes, on se doit quand même de savoir écrire ‘bucket’ et non ‘bocket’ (sic).

    Une bonne maîtrise de l’anglais me paraît être un minimum quand on prétend s’ouvrir au monde ! J’espère que vous ne tirez pas de conclusions sur les populations locales aussi rapides que celles que vous tirez sur les backpackers !

    Oui, j’ai été un backpacker, et je ne vois pas en quoi cela nuit-il à votre voyage. Oui j’ai fait la fête et bu des bières, j’ai 23 ans et ça me semble normal. Oui j’ai dormi dans des auberges très sales, pas parce que je ne peux pas dormir partout mais simplement parce que je n’ai pas les moyens de me payer un hôtel décent ou de voyager en camping-car…

    Non je ne tiens aucun discours anti-consumériste, mais j’écoute de la musique pendant les longs trajets en bus qui peuvent être parfois aussi palpitants qu’un aller-retour Poitiers/Montargis.

    Alors évidemment des backpackers – un mot sans tiret, car je vois que vous avez tendance à franciser la plupart des mots anglais – insupportables et énervants j’en ai croisé, mais j’ai aussi rencontré d’excellents être humains, et ce qui m’insupporte encore plus, mais vraiment, ce sont les voyageurs qui se croient tellement supérieurs à la base et se permettent de mépriser les autres touristes car au fond d’eux ils sont persuadés de vivre quelque chose « d’authentique » et de tellement « différent ». En quoi vous êtes différents ? Vous êtes comme tout le monde, vous faites des « tours », vous vous prenez pour des aventuriers et vous intéressez au mode de vie local, comme nous tous.

    Au final ce que j’ai retenu de mes voyages, c’est qu’il faut aussi parfois assumer le fait d’être un touriste et essayer de le vivre du mieux possible même si c’est parfois dur. Quelle idiotie de vouloir à tout prix se comporter 100% du temps comme la population locale. Je ne demande pas à un Japonais qui visite Paris de se comporter comme un titi parisien…Nous sommes touristes, nous sommes différents, n’allez pas chercher à vous brider les yeux pour ressembler à la population locale que vous admirez tant, mais qui est comme notre population, avec ses qualités et ses défauts.

    Votre message m’a offensé, et était insultant à mon égard et à l’égard de tous ceux qui cherchent à voyager comme ils le peuvent, c’est à dire avec un simple sac à dos (sac à dos = backpack) en guise de maison.

    Je vous laisse libre de me répondre,

    Cordialement

    Thibault (e-mail fourni)

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Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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