Nous voila de retour à Phnom Penh après notre escapade de dix jours sur les plages de Sihanoukville. Nous avons largement préféré le calme et la beauté préservée des plages de Otress Beach, à celles de Serendipity et Ochetal Beach, sur lesquelles les touristes s’entassent toute la journée en attendant les soirées dansantes.
Otress beach est loin de ces agitations. Les prix en sont d’autant plus bas. Nous avons trouvé une petite chambre les pieds dans l’eau pour 5 dollars la nuit. A ce prix la, le groupe électrogène ne tourne que de 18h à minuit, et la salle de bain est commune.
Mais c’est à Bamboo Island que revient la palme du calme, et de la beauté des plages. Un vrai coin de paradis. L’île se traverse en 10 minutes à pied, par une petite jungle dense et bruyante. Nous y avons même croisé un toucan. Sur le coté sud de l’île, Koh Ru propose des petits bungalows isolés pour 12 dollars et des lits en dortoir pour 3 USD. Certain font l’aller-retour dans la journée, et ne profite pas du couché de soleil et de la nuit Robinson Crusoé. Pour notre part on y serait bien resté plus longtemps que deux jours.
Notre noël chez Paou s’est passé comme rêvé. Un BBQ en maillot de bain sur la plage, une bouteille de vin français, un bain de minuit et des gens sympas avec qui partager ce moment. Le lendemain le voyage reprend ses droits, nous avons profité une dernière fois des plages du Cambodge et repris le bus pour Phnom Penh.
Un petit mot pour vous dire qu’on est sur un petit coin de paradis, bien que sans wifi, sur une plage de Sihanoukville au Cambodge. Nous pensons y rester jusqu’à noël, le temps pour nous de profiter de la mer, de ses îles, et des ses soirées sur la plage autour d’un poisson grillé.
Nous sommes “Chez Paou” et Guillaume un français qui nous aide à préparer notre visite du Cambodge. Ils tiennent une petite guest House de 4 bungalows sur la plage. L’ambiance est très chaleureuse et l’occasion pour nous de faire des rencontres agréables et intéressantes.
Nous posterons un nouvel article et des photos, dès que nous saurons quel sera notre parcours, et surtout à notre prochaine connexion internet.
Bonne fêtes à vous tous. Nous pensons fort a vous, gros Bisous.
On ne peut pas quitter l’Inde et le Népal, sans se poser des questions sur le système des castes.
A une époque où les anglais anoblissent Mick Jagger, alors qu’une usine se met en grève en france parce qu’un cadre n’a pas salué un des ouvriers, pendant qu’un noir accède à la maison blanche, et quand l’Europe voit sa fracture sociale augmenter, quel peut être le regard d’un occidental sur le système des castes?
Trop de fois nous avons vu des coolies devoir céder leur place au coin du feu au profit d’un Sherpa, ou même se faire interdire une partie de carte avec nous. Bien qu’abolis en Inde, les formulaires de l’administration demandent encore de préciser son rang. Toutes les inégalités marquée de la rue nous laisse penser que rien n’a changé? Il en est de même pour la compartimentation des trains, et la séparation des guichets. Un autre exemple, cette publicité pour un site matrimonial indien qui vous assure trouver votre âme sœur de votre caste, le mariage mixte n’étant pas concevable.
Est-ce une façon de justifier tant de différences sociales? De déculpabiliser un indien bien né de se goinfrer devant tant de misère? Combien de temps faudra t-il pour que l’abolition des castes soit effective et réelle? L’exemple de l’apartheid n’a rien d’encourageant.
Mais quel jugement peut porter un occidental alors que les systèmes de santé, de retraites, d’éducation parallèle, ont la part de plus en plus belle dans notre civilisation? Est-ce que naitre dans une cité n’est pas une forme d’appartenance à une caste? Alors que dans ces pays les différences sont dictées par l’histoire et la culture, quelle est notre responsabilité dans la création de ses nouvelles formes de castes?
Voila deux jour que nous sommes en transit à Bangkok. Hier matin, nous quittions l’inde pour rejoindre l’Asie du sud est. Cette étape marque un peu un tournant dans notre voyage. Nous avons l’impression de laisser derrière nous les pays “dur” pour trouver le calme et le confort des pays de l’Indochine (et de leurs plages).
Bien qu’escale, cette première étape est à la hauteur de nos espérances. Bangkok est une ville qui semble particulièrement facile à vivre. Tout semble plus simple ici. Quand un thaïlandais vous accoste dans la rue, c’est rarement intéressé, mais pour vous aider et discuter un peu.
Bangkok est une ville très développée loin de l’image des dépliants touristiques avec ses temples et ses marchés flottants. Cette ville est un haut lieu de la création moderne. Ici les centres commerciaux sont gigantesques et n’ont rien à envier à la rue Montaigne. On trouve tout ici. Nathalie en profite pour faire quelques course pour ajuster sa garde robe à des climats plus chaud que ceux de la Mongolie et du Népal. Elle en profite aussi pour faire soigner une toux qui persistait depuis Katmandou. Nous apprécions largement cet après-midi à l’hôpital. Le cadre est digne d’un cinq étoile, et les hôtesses bien plus jolie qu’au salon de l’automobile. Un pneumologue francophone nous reçoit dans les dix minutes. Le diagnostique est rapide. En bas, une pharmacienne nous remet un luxueux sac contenant les médicaments. Les hôpitaux français ont largement de quoi rougir devant autant de qualité et d’efficacité.
Demain nous reprenons l’avion pour Phnom Penh. Il est inconcevable de repartir de Thaïlande sans goûter à ses fameux massages. Nous optons néanmoins pour la formule “moderne”, un peu moins violente. Sept euros pour une heure de plénitude totale. Nous finissons la journée dans un bar de Jazz.
C’est avec beaucoup de joie que nous retrouverons la Thaïlande en mars prochain.
En route depuis 3 septembre 2008 pour notre voyage autour du monde de 13 mois.
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