Notre Tour - Le tour du monde de monsieur et madame Patate

NOTRE TOUR

L’hotel Knai Bang Chatt. Kep au Cambodge

5 août 2009 - à Sucré en Bolivie 

Cambodge

Kep est un havre de paix en bord de mer, une station balnéaire paisible loin du tumulte de Shianoukville. La ville de Kep fut investie pendant les années 70 par les colons français de Phnom Phen. Rapidement désertée à cause de la guerre, aujourd’hui il reste de nombreux vestiges de cette époque. Des villas abandonnées, au style fané de la riviera; d’autres au style moderniste tombent en ruine. Cette désertion confère à kep un air étrangement paisible au relent romantique. Ici point de plages de sable blanc de transats et de parasols, seulement quelques rochers et des pécheurs.

C’est dans cette atmosphère que j’ai découvert l’hôtel Knai bang Chatt, un ensemble de trois villas modernistes installées sur une grande pelouse face à la mer. Les bâtiments aux lignes rigoureuses nous content l’histoire de cette architecture. Ces trois villas destinées à de riches collons, furent dessinées par un élève de l’architecte Vann Molyvan ( nov 1926-). Van Molyvan fut l’un des architecte le plus remarquable du Cambodge. Parti étudier quelques temps à Paris, il y fut aussi un élève de Corbusier. Rapidement il fut mis en avant par le roi Norrodom shianouk durant son règne entre les années 55 et 70, qui souhaitait développer de nouveaux projets de grandes villes, infrastructures et architectures modernes. Vann fut le plus talentueux d’un groupe d’architectes émergeant et qui ont su créer le style architectural si remarquable de cette époque.

En 2003, les propriétaires du Knai Bang Chatt à Kep ont su sauver ces bâtiments d’une ruine certaine, et en faire l’un des seul boutique hôtel du Cambodge. Pure et serein l’hôtel possède Onze chambres, ayant chacune leur identité, réparties de manière généreuse dans les trois villas. Relaxation et détente sont les éléments clefs de Knai  Bang Chatt. Le mobilier des chambres est en bois avec un dessin épuré, tout en rappelant l’artisanat local. Le soir les voyageurs peuvent se retrouver  autour de l’immense table d’hôte, un long tronc de douze mètres d’un seul tenant, sous la paillotte près de la mer. Les différents lieux sont un constant dialogue entre l architecture moderne et l artisanat traditionnel. Le voyageur peut ainsi rêver de longues heures face un la mer, ou écouter le vent dans les bambous à coté de la piscine.

Marche dans les Andes du Nord

27 juillet 2009 - à Tilcara 

Argentine

Six jours de marche dans les Andes du nord Argentin, nous sommes plus proche de la Bolivie, de la culture Quechua. Ici se mélange le culte de la Pachamama et du Christianisme avec l’adoration de la vierge.

Depuis Iruya nous marchons à travers les montagnes. Les chemins sont si étroits, escarpés, taillés à flanc de montagnes. Ils relient les villages, tous à 5 ou 6 heures de marche les uns des autres. Petites artères de vie qui permettent aux communautés de se retrouver, communiquer, acheter. Ces chemins reculés existent depuis des millénaires., et ont vu des cycles de colonisation. Les premiers furent les Incas, qui imposèrent une langue unique, unifiant les différents Idiomes des vallées. Ils apportent aussi une agriculture différente, basée sur l’entraide communautaire. D’une vallée à une autre les cultures et les ressources sont différentes. Dans l’une il est plus facile de faire sécher la viande. Dans l’autre la laine de lama sera de meilleure qualité. Plus loin il y a plus de pomme de terre. Ainsi au fil des saisons et des récoltes, ces produits sont mis en communs puis redistribués aux différents villages, lissant ainsi les pics de surproduction et les périodes de disettes. Aujourd’hui il reste les terrasses agricoles taillées dans la montagne.

Quelques cinquante ans plus tard les Espagnols arrivent, réduisant à néant les efforts agricoles. Ils imposent une nouvelle langue, et une nouvelle religion. C’est pourquoi aujourd’hui dans le moindre village de cinq familles il y a une place, une grande église blanche, et un terrain de foot. Il n’y a d’ailleurs pas vraiment de curée, seulement un habitant mandaté pour lire la messe, en espagnole bien sûr, même si quelques mots quechua se mêlent aux racines latine. Les habitants de ces villages n’ont pas grand-chose de latin. Les visages sont bruns et tannés par le soleil, ceux des Indiens Andins. Depuis les conquistadors, pas beaucoup d’européens vivent par là-bas. Ces villages sont constitués par quelques familles. chaque soirs nous étions accueillis par l une d elles. Les maisons sont en adobes de terre rouge, des briques de terre argileuse. La vie s’organise autour de la gestion des maigres ressources, des chèvres et un petit carré de pomme de terre. Cela constitue les repas, de viande séchée de chèvre, et des patates. Cela peut varier avec le maïs, séché ou frais selon la saison. Nous c’était l’époque des patates. Notre maitrise de l espagnol est mis a rude épreuve dans ce familles qui ne sont pas habituées à parler doucement pour les touriste et mélangent l’argot Quechua. Lire la suite »

Qui veut gagner un Lama ?

16 juillet 2009 - au Solar del Tropico 

Argentine

En attendant notre retour de trek, nous vous proposons de gagner un Lama. Vous avez jusqu’à notre retour le 26 juillet 2009 pour répondre à la question suivante :

“Quel est le prix de 1 kilogramme de Coca dans la ville de Nazareno?”

Nous ne connaissons pas encore la réponse, mais nous l’auront à l’issu de notre trek, Nazareno étant le point d’arrivée de notre excursion. La personne qui nous donnera la réponse la plus proche de la réalité, gagnera un Lama. La réponse est à faire dans les commentaires de cet article.

PS : Il s’agit bien de feuilles de Coca et non de la poudre blanche dérivée de ces mêmes feuilles. Bien qu’interdites sur le sol Argentin, elles sont tolérées dans les régions de Jujuy et Salta (Nord-Ouest) dans une limite de 250 grammes. On leurs reconnait des vertus digestives, stimulantes, d’acclimatation, et de lutte contre la faim et la fatigue.

Art et voyage dans la Quebrada d’Humahuaca

14 juillet 2009 - au Solar del Tropico 

Argentine

Depuis Salta nous continuons notre route en direction de Tilcara, au milieu des montagnes aux minéraux de toutes les couleurs, un dégradé du vert au violet. Nous avions réservé du temps pour profiter de cet environnement magique, dans un lieu particulier recommandé par Fanny et Romain. ‘Le Solar del Tropico’. Nous pensions y trouver une auberge cosy, familiale et un peu ‘buena onda’. Nous y avons trouvé bien plus. Le Solar n’est pas un hôtel ni une auberge comme les autres.

Rémy R. est peintre, Analya est photographe et tous les deux sont des voyageurs passionnés par l’Amérique du Sud. Ils se sont rencontrés aux cours de leurs pérégrinations et ont continué leur chemin pendant des années. Passant 6 mois de l’année à peindre la vie sud Américaine, explorant tous les chemins, et les autres 6 mois, hédonistes cultivant vignes et vergers du Sud de la France, région qui a vu grandir Rémy R. Mais voila une petite année qu’ils ont ouvert le Solar del Tropico, sur le tropique du capricorne, au cœur des Andes argentines, la région natale de Analya. Ils ouvrent alors leur maison aux voyageurs qui ne viennent pas ici, aussi loin, par hasard. Ils nous accueillent comme des amis et avec fougue, nous font partager leur amour de l’art et du voyage. Rémy est engagé et n’est jamais las d’en débattre. Le soir tous autour de la table il y a de longues discutions, ou chacun se joint. Les rencontres y sont toujours très riches, tantôt avec les voyageurs de passage, tantôt avec la famille d’Analya, ou encore avec le voisin Chupete qui vient avec sa guitare et sa bonne humeur. Chupete l’Epicurien, secrétaire du Senat, élevant ses chèvres et ses cochons pour obtenir les meilleurs fromages et jambons. Rémi sort aussi sa guitare pour échanger quelques notes, bien que Pop et Folklore argentin demandent quelques arrangement pour s’accorder.

Les jours défilent entre rêveries, promenades et longues discutions. Le temps n’a plus d’importance et nous nous laissons bercer au rythme des journées, contemplatifs. Avec difficulté nous allons partir pour faire une marche d’une semaine dans les montagnes encore plus au nord, nous devons vite oublier le confort et aussi les produits frais du jardin pour un mode de vie plus spartiate, mais qui nous promet aussi des merveilles.

Cinq copains et du talent à Salta

14 juillet 2009 - à Tilcara 

Argentine

Fini le calme des villages déserts et poussiéreux, nous voila à Salta la ‘linda’. Au début nous sommes un peu septiques, il fait nuit il y a beaucoup de circulation et il est difficile de trouver une bonne auberge et un dortoir pour nous 5. Malgré tout cela, Salta nous réserve beaucoup de surprises et nous dévoile les charmes de sa place et ses beaux bâtiments. C’est une ville bien agréable avec beaucoup de choses à voir.

Mais nous avons trouvé une activité bien plus drôle, en effet en se baladant dans les rues du centre nous tombons sur la file d’attente pour passer les auditions de ‘Talento Argentino’; la nouvelle star locale. En quelques minutes nous décidons tous les 5 de participer aux auditions. Les organisateurs sont amusés de nous voir débarquer et demander un bulletin d’inscription. En effet nous sommes désorganisés et le groupe pas encore très bien rodé. Le nom tout juste trouvé: ‘Les cactus géants’ très original! Mais nous voila dans la file nos panneaux et numéraux autour du cou au milieu d’une foule amusée de nous voir répéter et nous mettre d’accord sur ce que nous allons chanter et qui fait quoi… Bien sur Rémi est à la guitare, heureusement Pauline sait chanter. Il reste à savoir quoi faire de Thomas, Raphaël et moi et sans vouloir vexer personne, il n’y a pas grand chose à tirer de nous. Nous feront les chœurs… pas en rythme évidemment, mais ça à du charme. Ceci dit l’attente pour ce soir est trop longue, nous décidons de revenir le lendemain matin. C’est ainsi que nous arrivons à 11h du matin, les derniers, très détendus. Déçus de ne pas avoir auditionné les 5 Franceses la veille, les organisateurs nous attendent ravis et sont toujours étonnés de nous voir si détendus.

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Les outils

 

Google Map: Argentine - Cinq copains et du talent à Salta

 

Informations

Rentré le 26 Septembre 2009 après 13 mois de voyage autour du monde.

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